Défense des animaux

Publié le par Vivre Debout

GRANDE MANIFESTATION

dont le thème est:

"Tu ne tueras pas!"


Manifestons contre l'élimination

d'êtres humains et d'animaux.


Date: SAMEDI 28 JANVIER 2006 à 13h00 - Point de rencontre: devant la gare de Würzburg.(Allemagne)

 

Dr. Gert-Joachim Hetzel
D-97259 Gut Greußenheim

 

Chers amis des animaux,

 

Beaucoup de personnes du monde entier, engagées dans la protection de la nature et des animaux, ont, l’année dernière, soutenu les agriculteurs du domaine agricole Gut Greußenheim  dans leur combat contre l’ordre qu’ils avaient reçu par l’administration chargée à la chasse de la sous-préfecture de Würzburg d’abattre 120 sangliers vivant sur leur domaine. Nous avions rendu l’opinion publique attentive au comportement agressif des chasseurs et de leur administration à la sous-préfecture de Würzburg, dont la décision avait été finalement annulée par le tribunal administratif de Bavière, qui avait constaté qu’elle n’était pas admissible.

Comme «cadeau de Noël» aux amis des animaux, Oswald Rumpel, chasseur et responsable de l’administration chargée à la chasse à Würzburg, annonça le 29/12/2005 dans le journal local lui servant de porte-parole, le «Main Post», que de nouvelles actions allaient être entreprises contre les animaux et ceux qui les protègent. On pouvait lire dans cet article qu’il avait à nouveau l’intention d’intervenir contre les habitants et les animaux de Gut Greußenheim et qu’un hélicoptère en survolerait une nouvelle fois les terres pour recenser au moyen d’une caméra à infra-rouge le nombre d’animaux présents sur le domaine. L’argent du contribuable est de nouveau gaspillé, chose particulièrement gênante quand on sait que les caisses des communes sont vides. D’autre part, au Caschmire, des milliers de personnes victimes du tremblement de terre meurent de faim parce qu’il manque d’hélicoptères pour pouvoir tous les ravitailler. Avec l’argent que l’on gaspille ici dans le but de détruire la vie, on pourrait sauver là-bas d’innombrables vies.

Peu de temps après la décision prise par le tribunal administratif de Bavière, les chasseurs et leur administration de la sous-préfecture de Würzburg ont montré qu’ils n’allaient pas se satisfaire de cette décision. Oswald Rumpel ne pouvait apparemment pas se consoler de cette «défaite» permettant à des animaux de continuer à vivre, car dans les semaines et les mois qui ont suivi, on a en effet pu constater clairement que le lobby des chasseurs a non seulement continué à perturber la paix entre l’homme, la nature et les animaux sur les terres de Gut Greußenheim, mais s’y est de plus en plus acharné. A cela s’est ajouté la demande des agriculteurs de Gut Greußenheim d’interdire la chasse sur leur propriété, ce qui n’a pas manqué d’alarmer tout le lobby allemand  de la chasse. Car de fait, par une telle interdiction de chasse, le mensonge de base sur lequel reposent les agissements des «tueurs par plaisir» en Allemagne serait mis à nu. Ils justifient en effet la chasse en disant que pour maintenir l’équilibre dans la nature de Dieu, dans la création divine, il est soi-disant nécessaire d’abattre une partie de Sa création. On comprend bien que le lobby des «tueurs par plaisir» veuillent tout faire pour empêcher que l’on puisse  constater qu’il s’agit là d’un mensonge. Comme on pouvait s’y attendre, l’administration chargée à la chasse de la sous-préfecture de Würzburg a bien sûr, en employant des arguments cousus de fil blanc, rejeté en 1ère instance la demande faite par les agriculteurs de Gut Greußenheim d’interdire la chasse sur leurs terres. Pourtant, de nombreux exemples de territoires où la chasse est interdite en Europe montrent depuis longtemps que les animaux et la nature ont un système d’autorégulation. Là où on ne tire pas sur les animaux, l’équilibre naturel se maintient de lui-même.

 

Les arguments utilisés par Rumpel pour faire de la propagande dans le journal qui se fait son porte-parole, le «MAIN POST», sont autant faux qu’effrontés. Il continue effectivement à affirmer qu’il faille craindre que des épidémies se déclenchent au sein de  la population des sangliers vivant sur les terres du domaine agricole Gut Greußenheim, bien que ce soit justement ce point que le tribunal administratif bavarois ait retenu l’année dernière pour s’opposer à l’administration de la chasse de Würzburg.

 

Un autre argument avancé par Rumpel est qu’il y aurait trop d’animaux et qu’ils causeraient de nombreux dommages, ce qui est aussi faux que perfide. Dans un article paru le 29/12/05 dans le «MAIN POST», il est dit qu’au cours des deux dernières années, on avait pu observer une véritable explosion démographique de la population des sangliers aux alentours du domaine de Gut Greußenheim. Pourtant, la soi-disant augmentation de 79 à 254 animaux abattus au cours d’une année est extrêmement faible lorsqu’on la compare à celle d’autres régions d’Allemagne et de Bavière, et même de terres avoisinant celles de Gut Greußenheim. Au cours de l’émission «La Vita» du 17/11/2005, la télévision bavaroise relata qu’aux alentours de la ville de Lohr am Main (située pas très loin des terres de Greußenheim), le chiffre des sangliers abattus quotidiennement pouvait aller jusqu’à 30, c’est-à-dire 1600 en une année. Ce chiffre est donc six fois plus élevé que celui constaté près de Greußenheim! Aucun hélicoptère ne survole Lohr et ses alentours, mais le ministre bavarois Sinner, lui-même un chasseur passionné, encourage cet abattage en masse en s’efforçant de faire adopter un changement des prescriptions européennes sur la chasse. Son but est de permettre que les cadavres animaux puissent être utilisés de manière rentable, par exemple pour la fabrication d’articles d’épicerie fine et de spécialités internationales. Sa démarche incita l’organisation internationale de défense animale PETA à appeler à des manifestations de protestation contre l’abattage massif des sangliers.

 

Cet exemple montre également très clairement que la surpopulation des sangliers n’est en aucun cas en rapport avec le fait qu’on ne les chasse pas. Au contraire, la pression constante à laquelle sont soumis les animaux, leur abattage incessant, de même que la manière artificielle de les suralimenter mènent à la multiplication de leur espèce.   

Et  lorsque Rumpel affirme que les sangliers causent des dommages sur les terrains agricoles, il passe intentionnellement sous silence une chose importante: par la vente des animaux qu’ils ont abattus, les tueurs par plaisir empochent bien plus que les indemnités qu’ils doivent apparemment verser aux agriculteurs lésés.

 

La manière d’agir de Rumpel ne peut donc pas être justifiée par les chiffres soit-disant dramatiques qu’il présente. De plus, ces chiffres perdent encore de leur importance lorsqu’on sait que malgré l’effort qu’ils y ont mis, le lobby des chasseurs et l’administration qui le soutient ne sont pas parvenus à les fausser au point de les faire grimper astronomiquement vers le haut.

Pour tenter de faire gonfler le nombre des animaux abattus, l’administration de la chasse de la sous-préfecture a levé de son propre chef la période de fermeture de la chasse aux sangliers sur les terres avoisinant  celles de Gut Greußenheim, de sorte que même les laies portantes puissent être abattues. Les tueurs par plaisir se sont pour ainsi dire adonnés à «la chasse touristique» tout autour de Greußenheim, et entre chasseurs acharnés, il était souvent question «d’aller se faire des laies à Greußenheim». Pour offrir assez de cibles aux adeptes de la fraternité des massacreurs, de la nourriture fut étendue dans les forêts en grande quantité.

 

C’est la méthode qui a été utilisée pour atteindre les chiffres d’animaux abattus dont Rumpel s’est servis pour ses rapports. Une partie de tirs funeste avec de cruels effets secondaires, car bon nombre d’animaux qui n’avaient été que touchés moururent à petit feu dans d’atroces souffrances. De plus, les structures sociales des sangliers furent détruites brutalement et sans égards, bien que tout chasseur sérieux sache qu’abattre des animaux sans aucun discernement est l’une des causes principales de l’augmentation démographique des sangliers en Allemagne.    

 

Les agriculteurs de Gut Greußenheim ont toujours mis en garde l’administration de la chasse contre les effets désastreux de ce massacre, malheureusement en vain. La fermeture de la chasse fut levée par les autorités compétentes et renforça de la sorte les agissements des chasseurs, ce qui porte à croire que les mesures appliquées furent soigneusement convenues auparavant entre ceux qui se trouvaient au sein des autorités et ceux qui se trouvaient à l’extérieur. Ceux qui abattent en masse les animaux aux alentours du domaine de Greußenheim ont apparemment pour but de faire fuir le plus possible d’animaux qui appeurés se réfugient sur les terres de la ferme de Gut Greußenheim. L’année dernière en effet, on avait pu remarquer qu’au cours des jours précédant le survol des terres de Gut Greußenheim par un hélicoptère (dans le but de recenser avec une caméra à infra-rouge le nombre de bêtes se trouvant sur le domaine), les chasseurs s’étaient particulièrement acharnés à tirer dans tout le voisinage du domaine. Voulaient-ils faire en sorte que le plus d’animaux possible soient répertoriés par les caméras?

Si donc au cours des dernières années, c’est dans l’Allemagne toute entière que le nombre de sangliers a considérablement augmenté, si c’est dans toute l’Allemagne que l’on se plaint de «dégâts» causés dans l’agriculture et si autour de la ferme de Gut Greußenheim, on compte de nombreux sangliers, mais plutôt moins qu’ailleurs en proportion, pourquoi s’acharne t’on par tous les moyens à faire croire que les animaux représentent un danger pour l’homme dans cet endroit précis de l’Allemagne, autrement dit pourquoi a-t-on choisi de les massacrer à cet endroit précis?

 

La raison en est que dans cette ferme la relation entre l’homme et l’animal, l’homme et la nature a pris une forme nouvelle et pour les opposants à cette façon de voir les choses, il s’agit maintenant de discréditer aux yeux du public la co-exsistance paisible des hommes et des animaux, de faire passer pour immoral le fait de respecter la vie des animaux et moral le fait de les exterminer. Pour entretenir ce mensonge, le lobby des chasseurs ne recule devant rien, pas même devant des actions particulièrement douteuses. Le fait que, dans le cas de la ferme de Gut Greußenheim, il reçoive le soutien des deux églises d’Etat – qui dans la longue tradition de la St Hubert fraye avec les chasseurs – et surtout le soutien de deux «tueurs par plaisir» à la conscience religieuse très médiatique, n’arrange pas les choses mais prouve que les méthodes des tueurs par plaisir et des autorités administratives sont conformes aux lignes de conduite visant à l’élimination que l’on trouve dans l’enseignement catholique (voir l’ouvrage allemand de Neuner-Roos, une compilation des enseignements officiels de L’Eglise: "Der Glaube der Kirche in den Urkunden der Lehrverkündingung") (...). Affirmer que faire couler le sang des animaux est un bien pour l’homme est tout simplement faux. Et les ennemis des animaux de tous les camps mettent tout en œuvre pour lutter contre ceux qui, pour le bien des animaux, entravent la divulgation de ce mensonge.

 

Notre avocat s’est tourné vers la sous-préfecture de Würzbourg pour récuser le chasseur Oswald Rumpel pour cause de partialité. De plus il souhaite apprendre quel coup prépare l’administration contre les hommes et les animaux en question. Dès que nous en saurons plus, nous en informerons nos amis dans le monde entier.

Pour les agriculteurs de la ferme Gut Greußenheim

Gert-Joachim Hetzel

 

 

P.S.: Que l’avocat des agriculteurs de la ferme Gut Greußenheim ait rendu attentif, par écrit, les autorités concernées, sur l’illégalité de telles méthodes n’a apparemment pas été pris en compte. Le 12/01/06, comme l’avait annoncé Oswald Rumpel, chasseur et responsable de l’administration chargée à la chasse à Würzburg, un hélicoptère a survolé longuement les terres de Gut Greußenheim.

Produisant un bruit infernal de plus de 90 décibels, passant plusieurs fois au-dessous de la hauteur minimum prescrite de 100 m, il a effrayé les animaux des près et des forêts. Des animaux des prés, pris de panique se sont blessés en se jettant sur les barrières pour échapper à la menace. Après être passé assez rapidement au-dessus des forêts, des près et des champs, il est resté un long moment au-dessus de la ferme elle-même, là où ne vivent pas des sangliers mais des hommes, des chrétiens des origines qui s’efforcent de mettre en pratique l’unité entre les hommes, la nature et les animaux sur leurs terres, ce qui dérange non-seulement la fraternité des massacreurs d’animaux, mais aussi les grandes institutions religieuses. Une personne qui avait observé la scène l’a commentée en disant; «C’est un essai d’intimidation, un geste de menace dont le message pourrait être «on vous aura».» Un autre: «C’est comme dans une chasse à l’homme. Chasser les animaux, persécuter les hommes… jusqu’où cela va aller? Tolstoi disait: «Entre tuer un animal et tuer un homme il n’y a qu’un pas.»»

Ce qui est particulièrement regrettable est que ce sont les plus faibles de notre société, les animaux, qui doivent souffrir de cette guerre menée contre ceux qui ont quitté l’Eglise pour suivre leur propre chemin. Ils servent de prétextes à des buts déloyaux.

Ce ne sont pas seulement les habitants de Gut Greußenheim et des milliers d’amis qui jusqu’à lors se sont engagés pour défendre les animaux qui vivent avec eux comme des amis, mais ils ont également reçu le soutien de centaines d’organisations protectrices des animaux. Dans certains pays étrangers, les médias relatent également ce qui se passent ici. Nous continuerons à informer tous nos amis du développement de la situation et vous remercions tous de votre soutien.

 

Si vous voulez exprimez votre désaccord face à ces agissements, protestez (même en français) auprès de:

 

- Gouvernement de la Sous-Franconnie:

 

Regierung von Unterfranken, Peterplatz 9, D-97070 Würzburg, Allemagne

Fax : 00 49 931 380 2222

e-mail: poststelle@reg-ufr.bayern.de

 

- Sous-préfecture de Würzburg:

 

Landratsamt Würzburg, Herrn Landrat Waldemar Zorn, Postfach, D-97067 Würzburg, Allemagne

e-mail: poststelle@lra-wue.bayern.de

 

et

 

Landratsamt Würzburg, Untere Jagdbehörde, Herrn Oswald Rumpel, Postfach, D-97067 Würzburg

Publié dans Combats écologiques

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AGOSSOU Diop Raoul 12/04/2015 15:32

Merci pour la publication de cet article que j’apprécie autant. Je vous écrie depuis le Bénin et c'est juste pour vous demandé si possible l'adresse du Dr Gert Hetzel de l'association sauvegarde la vie. Merci .