Kokopelli en lutte

Publié le par Kokopelli

Chers Amis et Adhérents de Kokopelli,


Nous vous remercions tout d'abord pour tous les courriers de soutien que

vous nous avez envoyés et pour les copies des courriers qui ont été envoyés

à Baumaux en signe de protestation.



L'attaque en justice de la société Baumaux contre l'Association Kokopelli

génère en ce moment beaucoup de débats sur internet, dans certains réseaux

et même dans certaines revues de presse.



- Nous avons décidé d'élargir le débat et nous vous proposons de signer une

pétition, soit sur papier, soit en ligne, pour la défense des semences

libres.

Pétition :

http://www.univers-nature.com/signez/?code=cat



Sur cette url, vous trouverez une version à télécharger.



- Nous avons créé deux rubriques dans la partie associative de notre site

internet: une rubrique sur ce procès et une rubrique contre le catalogue

national.



- De très nombreuses personnes nous ont demandé des éclaircissements quant à

la nature de ce catalogue national des variétés. Nous avons donc mis en

ligne l'article de Dominique Guillet "La catalogue national: une nuisance

agricole de plus" qui est issu de la cinquième édition de l'ouvrage

"Semences de Kokopelli".



http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=59



Par cet article qui fait l'analyse du catalogue national depuis sa création,

par l'introduction de Jean-Pierre Berlan (directeur de recherches à l'INRA)

sur les chimères génétiques, ainsi que par tous les articles, publiés dans

le même ouvrage, sur les processus d'érosion génétique des diverses espèces

alimentaires, nous prouvons amplement que les communiqués publiés sur le

site internet du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences),

tel celui intitulé "Biodiversité: préservation et enrichissement par la

filière semences", ne représentent qu'une vaste entreprise de

désinformation. D'ailleurs, mais ce n'est sans doute qu'une coincidence,

dans ce même communiqué du GNIS, Mr. Baumaux apporte son "point de vue"...



La vérité est toute autre et simple: la biodiversité alimentaire est en

lambeaux et les multinationales de la semence et des agro-toxiques

confisquent le vivant ou le détruisent.



- Voici le communiqué de presse que Kokopelli vous propose de diffuser.



http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=63



- Pour votre information, nous avons mis en ligne, dans notre rubrique

"Semences et désobéissance civile",  un communiqué des Faucheurs d'OGM

publié dans la tribune du journal LE MONDE le 18.01.06



http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=66





En vous remerciant encore pour tout le soutien apporté à l'association.



L'équipe de Kokopelli







COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ASSOCIATION KOKOPELLI : Après les faucheurs

volontaires, la biodiversité au tribunal !



Nous avons eu droit à l'incarcération syndicale, à la séquestration des

financements syndicaux, à l'inculpation des faucheurs d'OGM.



Nous sommes maintenant privés de la semence par son contingentement et, de

la vie, par la négation du droit inaliénable des peuples à ressemer une

partie de leur récolte.



La répression va crescendo et l'ignominie l'accompagne. La biodiversité,

bien commun de l'humanité, devenue aujourd'hui marchandise est convoquée au

tribunal.



L'association Kokopelli, forte de 3.000 membres est basée à Alès, dans le

Gard. Elle œuvre depuis de longues années pour la sauvegarde et la promotion

de l'agriculture bio et agroécologique, au niveau national et international,

en proposant notamment plus de 1200 variétés anciennes de légumes, fleurs et

céréales. Cette association, par le biais de formations,  publications,

foires, bourses d'échanges, dons de semences aux pays du Sud, etc... assure

la continuité et la transmission d'un patrimoine végétal commun à chacun

d'entre nous. La conservation de cette richesse biologique passe par un

partenariat complet avec des producteurs professionnels et amateurs

chevronnés qui cultivent, sélectionnent, maintiennent in vivo, dans leurs

jardins et leurs champs les différentes espèces. Cette action est vitale

pour les générations à venir : seules les variétés dites anciennes, qui

depuis plus de 12.000 ans, s'adaptent et construisent en permanence leur

capital génétique, sauront relever

  le défi du réchauffement climatique.



Les semences hybrides, transgéniques, clonées, " modernes ", mortes avant

même que d'être semées, auxquelles l'agrobusiness veut nous faire croire,

n'ont d'autre but que de maintenir les paysans et les maraîchers, donc notre

alimentation,sous dépendance.



Les engagements de l'association Kokopelli (qui dès 1996 s'est opposée de

façon constructive aux OGM) lui valent d'être assignée au tribunal par le

semencier Baumaux, prohybride, sous couvert de concurrence déloyale...

arguant la non inscription au Catalogue Officiel des variétés qu'elle

diffuse.



Cette assignation est en fait une atteinte directe à l'autosuffisance

semencière et alimentaire de chacun d'entre nous. Il serait donc déloyal de

semer les graines de nos aïeux ; ces mêmes semences qui pourtant fournissent

la génétique des dits hybrides, permettent de créer les chimères génétiques

et engraissent les multinationales. Nous n'aurions donc plus le droit de

transmettre la vie.



Qu'est devenu le métier de paysan ? le plaisir du jardinier, de bouturer, de

greffer, de semer, de planter. Qu'est devenu le droit ancestral ?



Aujourd'hui, les actions citoyennes : qu'elles protègent l'avenir en

jugulant les OGM, s'opposent aux clones hybrides, construisent la vie en

promouvant la biodiversité, seraient donc condamnables ?



Défendre la libre action de ressemer, d'échanger, de donner des graines,

sont des besoins et des droits vitaux, dont émerge la convivialité.



La dramatique disparition du monde paysan ne permet plus une gestion

seulement corporatiste de la biodiversité : pour conserver et transmettre à

nos descendants un de nos biens les plus précieux, le temps est venu d'une

réappropriation citoyenne.



La sauvegarde de ce patrimoine ne peut être efficace qu'en partenariat avec

la société civile.



L'inscription au catalogue, officiel, mais totalement restrictif et

limitatif, doit devenir facultative, libérant ainsi l'accès de tous à toutes

les semences.



Pour que l'avenir soit fertile et fécond, réapproprions-nous la semence,

libérons et transmettons-la !



Contacts : Raoul Jacquin 04-67-97-50-18

e-mail:  raoul@kokopelli.asso.fr

Publié dans Combats écologiques

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