Halte à la pub!

Publié le par Déboulonneurs

Résistance
à l'agression
publicitaire


Message relayé


LA 4E ACTION DU COLLECTIF DES DEBOULONNEURS DE PARIS SE DEROULERA VENDREDI 24 FEVRIER A 19H.

 

Que les publicitaires se le disent: ni le temps, ni le climat ne nous useront... Après la 3e action où les conditions étaient particulièrement difficiles (5°C en dessous de 0), nous attendons avec délectation la suivante! Toujours plus tenaces, toujours plus nombreu-x-es et motivé-e-s!! Toujours prêt-e-s à aller au poste et en procès !! (pas vous, il n´y a pas de risque pour les spectateurs!). La désobéissance civile commence à faire ses preuves, et il est urgent de s´en servir devant l´irresponsabilité des entreprises et l´inertie des pouvoirs publics.

 

Venez donc nous soutenir de nouveau ou découvrir pour la première fois! Venez assister, venez prendre la parole sur le système publicitaire et ses innombrables ramifications! Venez vous renseigner pour vous joindre au collectif des déboulonneurs et prendre part aux actions si vous le souhaitez! Ou venez tout simplement rencontrer des personnes qui ont une autre vision de la société que celles que les publicitaires nous assènent!

Spectacle et moment décalé garantis!!

 

POUR CONNAITRE LE LIEU, MERCI DE SE MANIFESTER!

(en me répondant par courriel ou au deboulonneurs.paris@no-log.org ou au 06 99 06 22 88)

ET DE PRECISER COMMENT VOUS SOUHAITEZ ETRE PREVENU-E (téléphone, courriel)

 

Un barbouilleur du collectif des déboulonneurs de Paris                                 

 
 

PS: rappel...

 

NOTRE OBJECTIF: 50x70 cm

 

Obtenir des pouvoirs publics une nouvelle loi et un décret d´application qui ramènent la taille maximale des affiches à celle pratiquée pour l´affichage associatif à Paris: 50 x 70 cm; limiter les dispositifs à 2 m2 maximum, avec une densité raisonnable, fonction du nombre d´habitants.

ATTEINDRE CET OBJECTIF PRECIS ET LIMITE CONSTITUERA UNE PREMIERE BRECHE DANS LE SYSTEME PUBLICITAIRE.

 

MOYEN UTILISÉ: le barbouillage

 

Actions collectives mensuelles de désobéissance civile (barbouillages), partout en France au même moment, le 4e vendredi du mois, ou le samedi ou le dimanche suivants; notons dès maintenant, pour ne pas les manquer, les dates prévues dans nos agendas: 24 février, 24 mars, 28 avril, 26 mai, 23 juin, 28 juillet 2006...

 

 

DÉGÂTS DU SYSTÈME PUBLICITAIRE


La publicité, légitime en tant qu´activité informative, s´est muée en un système de harcèlement en perpétuelle expansion, mettant en oeuvre des procédés toujours plus contraignants et envahissants. Pour piéger les individus, la publicité fait fi de toute déontologie et n´hésite pas à bafouer les lois (par exemple, un tiers des panneaux sont illégaux1). Sous couvert de liberté d´expression... d´une minorité d´annonceurs, elle impose à toute la population son idéologie antisociale (compétition, domination, accumulation).

a) Le système publicitaire monopolise toujours plus l´espace public: rues, transports, cinémas, stades, musées, universités, écoles. Il parasite les activités culturelles et pervertit les manifestations sportives. Antidémocratique, il favorise les annonceurs les plus puissants.

b) Les médias financés par la publicité sont condamnés à une course à l´audience, perdent leur liberté éditoriale et s´interdisent de critiquer les annonceurs, sous peine de voir se fermer le robinet à finance. Ainsi deviennent intouchables les industries qui font le plus de publicité (agro-alimentaire, automobile, nucléaire, pétrochimie, grande distribution, loisirs et tourisme, cosmétiques).

c) Le système publicitaire sacrifie la santé et l´écosystème au commerce. Il occulte les conséquences sanitaires (mauvaise alimentation, obésité, anorexie...) et se moque du principe de précaution (nucléaire, produits chimiques, organismes génétiquement modifiés [OGM], téléphones portables...).

d) Il incite à la surconsommation, au gaspillage, à la pollution et fait souvent l´apologie de comportements irresponsables et individualistes. En entretenant la convoitise et la frustration, il est source de surendettement, de délinquance, de violence pour les plus démunis.

e) Il déshabille femmes, hommes et enfants comme un proxénète, propage des modèles artificiels et uniformes, et entretient le culte d´une perfection physique et d´une éternelle jeunesse, engendrant - notamment chez les personnes handicapées, malades ou âgées - le sentiment d´être rejeté.

f) Il réduit l´existence à la consommation, les fêtes à des opérations commerciales, l´imaginaire et les idéaux à des arguments de vente.

g) C´est le consommateur qui paie la publicité (en moyenne 500 euros par an et par personne), car, tel un impôt caché, le coût des campagnes publicitaires est répercuté sur le prix des produits achetés.

 

HARO SUR L´AFFICHAGE!

En matière de publicité, l´affichage constitue l´agression majeure, la plus ancienne, celle à laquelle personne n´échappe. On est libre de regarder ou non la télévision, d´écouter ou non la radio, d´acheter ou non un journal, pas de circuler sans être confronté à un incessant défilé d´images et de slogans. Cette débauche graphique gêne la vue et la perception de la signalisation routière.

Elle salit notre cadre de vie, réduit notre liberté de penser et limite notre faculté de rêver. La confiscation de l´espace public et son exploitation mercantile sont d´autant plus inadmissibles que la loi elle-même qualifie les paysages de «bien commun de la nation» et que les dispositions régissant l´affichage publicitaire sont intégrées au livre V du Code de l´environnement, intitulé... «Prévention des pollutions, des risques et des nuisances»!

Par l´affichage, le système publicitaire s´immisce dans notre quotidien de la façon la plus évidente. Par l´action directe non-violente contre l´affichage, nous ouvrirons une brèche dans le système publicitaire et répondrons à son agression. Ce, d´autant plus facilement que les panneaux sont à portée de main!

 

HALTE AU GIGANTISME! CHANGEONS LA LOI

Qu´il s´agisse des «4 x 3» (12 m2) autorisés par la loi ou des monstrueuses bâches de 600 m2, aujourd´hui règne l´excès, le gigantisme. Mais aucun règne n´est éternel, et demain - si nous le voulons - peut voir le retour à l´harmonie.

Vous êtes-vous souvent senti agressé par une affiche de 50 x 70 cm? Et si l´on imposait ce format à toutes les affiches? Utopique? Pas tant que cela: à Paris, la municipalité impose ce format maximal aux affiches... d´opinion ou associatives, certes, mais pourquoi ce cas particulier en vigueur dans la capitale ne s´étendrait-il pas à TOUTES les affiches, commerciales et autres, sur TOUT le territoire? Et en sous-sol aussi bien qu´en surface?

Dans la foulée, pourrait être mis un terme à ces procédés vicieux et énergivores que constituent les dispositifs publicitaires lumineux, animés, voire sonores ou odorants.

 

Et tout cela dans le respect d´une densité raisonnable: par exemple limiter la taille des dispositifs (les supports) à 2 m2 maximum, et déterminer leur nombre en fonction du nombre d´habitants de la commune. Utopique? Pas tant que cela: la loi le prévoit déjà pour l´affichage d´opinion.

L´adoption de telles mesures entraînerait: le repos de l´oeil et de l´esprit; une visibilité plus égalitaire pour les annonceurs; des économies d'énergie et de ressources (papier, encre, plastique, électricité). Enfin, qu´il soit permis de mettre en doute deux fonctions supposées de l´affichage: le «supplément d´âme» apporté aux rues de nos villes et de nos villages, et l´«information» destinée à nos pauvres esprits désorientés. Nos paysages, urbains ou ruraux, ont-ils vraiment besoin de «4x3» pour «s´animer», et une information digne de ce nom a-t-elle besoin de 12m2 pour forcer la carapace de nos cerveaux? Et, en outre, pourquoi ne pas imaginer des espaces dédiés à l'art et à la vie associative?

 

Publié dans Combats écologiques

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