Devoirs envers le corps

Publié le par Vivre Debout

ÊTRE HUMAIN,
QU'AS-TU FAIT
DE TON CORPS?


 


Le corps un Bien inestimable qui nous est confié par la Vie,
et que nous avons le devoir de bien considérer et soigner.

Le corps est, en effet, ce que nous avons reçu
de plus précieux pour notre vie sur la Terre.



Ce que j'ai fait de mon corps?

 

Euh...


Je l'ai méconnu et négligé, je n'ai pas tenu compte de ses besoins les plus naturels et les plus légitimes, et encore moins de ses - au début - discrets avertissements.

- Je l'ai malmené, surmené et même parfois exténué par la mode, le sport, les folles nuits d'hédonisme...

- Je l'ai intoxiné et intoxiqué d'aliments et de boissons ne lui convenant pas ou en trop grande quantité, d'air souillé par les fumées et les miasmes, je l'ai abruti  de "médicaments" chimiques et de drogues en tous genres.

- Je l'ai enfermé, loin du sol de la Terre-Mère, dans les inhumaines "cages à lapins" des grandes mégalopoles.

- Je l'ai asservi à mes désirs et mes voluptés, à mes ambitions et à mes fantasmes; ceux-ci m'ont guidé bien plus souvent et bien davantage que le simple bon sens et que la claire notion de ses possibilités naturelles.

- J'ai recherché les plaisirs de la vie plus que de la joie de vivre.

- J'ai gaspillé sa jeunesse et j'ai méconnu la dignité et la valeur humaines que pouvaient m'apporter l'âge de la vieillesse.

- Je n'ai pas prêté attention aux premiers signes de sa souffrance, j'ai continué à en user et abuser jusqu'à ce qu'il soit devenu plus ou moins complètement hors d'état de bien me servir.

- Alors, je l'ai couvert de diatribes et, avec mes mots, je l'ai accusé de tout mes maux.

- Je l'ai traité en esclave et non en fidèle compagnon de mes périgrinations terrestres.

- J'ai établi une barrière entre ma vie intérieure et lui; je l'ai déconnecté de mon âme, lui, ne lui reconnaissant qu'un fonctionnement exclusivement mécanique et biochimique.

- En définitive, j'ai été, pour lui, un maître tyrannique et inconséquent.

Ce n'est que justice si, à présent, je suis malade et impotent!

Telle est la réponse que souvent, à l'heure de l'inévitable examen de conscience apporté par la maladie, l'être humain aurait à faire à cette question:

 

MAIS, PENTANT TA VIE, ÊTRE HUMAIN,
QU'AS-TU DONC FAIT DE TON CORPS?



(Inspiré du livre "Notre frère, le corps" du Dr Pierre DELORE.
Librairie de Médicis - Paris - 1938.)


- * - * - * -

Pourtant, chaque être humain ne devrait pas attendre d'être malade pour fournir au corps encore en bonne santé ce dont il a besoin, il devrait y être extrêmement attentif, faisant preuve, envers lui, de toute la sollicitude que l'on se doit d'accorder à l'instrument le plus indispensable à une juste, productive et épanouissante activité sur la Terre.

Car "attendre d'être malade pour se soucier de son corps c'est comme attendre d'avoir soif pour se décider à creuser un puits"... (Lao-Tsé).

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