Résistance au système

Publié le par Janine Favre

Exemple à suivre, estimant que "Notre Santé c'est notre affaire", une Suissesse résiste à l'assurance maladie obligatoire suisse...


Lettre du 29 juin 1998
  1. Lettre du 18 octobre 1999
  2. Lettre du 6 septembr 2000
  3. Lettre du 15 janvier 2001


1


                                             Janine Favre
St-Imier

St-Imier, le 29 juin l998
 
Caisse maladie
VISANA

Messieurs,

Je vous ai déjà donné un préavis. Ma décision présente est de résilier mon assurance maladie pour fin septembre, a partir de quand je ne vous payerai plus de primes sans être affiliée à une quelque autre caisse.
Je me sens capable de veiller sur moi-même soit pour la vie, soit pour la mort, sans intermédiaires coûteux et sans risques insurmontables.
Voici quelques éléments de mes motivations à entrer dans cette désobéissance civique:

  • La science médicale officielle se fonde sur certains «mythes» qui conduisent à des pratiques s’écartant des lois naturelles donc de la pensée du Créateur (meilleur exemple, les expériences du génie génétique.
  • Devant tout examen attentif et objectif, cette science médicale actuelle laisse apparaître maintenant toute l’étroitesse humaine, base de la présomption, avec une précision quasi grotesque.
  • Le corps est instrument de l’esprit (pour une personne intègre) et sa santé résulte de l’exercice du libre arbitre, donc affaire de choix et de responsabilité personnelle, liée à l’esprit humain.
  • Seule une vision mentale inspirée d’une hypothèse cartésienne matérialiste, tronquée de l’esprit peut aboutir à la médecine dont les coûts déraisonnent. Cette dernière n’est plus en harmonie avec le Créateur, qui dicte les lois de la vie et de la biologie. Cette conception médicale matérialiste et bornée est destructrice de la vie et son résultat n’est pas la santé, mais la mise en dépendance et l’aliénation.
  • Toute doctrine sectaire, implique la foi aveugle, et la doctrine médicale avec son mythe de l’ennemi microbien, découle d’une foi de cet ordre, liée avec une volonté intégriste probante.
  • Nous sommes appelés par l’aventure de la vie à comprendre notre corps et le sens des phénomènes vécus: cela nécessite une recherche personnelle éveillée, qui met en mouvement l’intuition et conduit à l’évolution de la personne.
  • La médecine qui prend en charge inhibe tout ce processus et fait de l’être un «sous-homme». Au pis aller, cas fréquent, elle empoisonne le «patient», qui finit comme une larve, incapable de vivre sa vie puis sa mort dans un processus naturel de métamorphose selon l’exemple du papillon!
  • La santé implique la connaissance des lois de la vie et l’effort pour se conformer à elles. Elle est donc un art de vivre et non une technique de pointe avec pièces interchangeables, selon le business qui se fait.

Ayant pour mon compte opté pour la prévention et la santé au coût accessible, je n’ai plus rien à voir avec une assurance qui n’assure que la dépendance; ni avec la solidarité qui entraîne vers le bas.
Je refuse désormais toute contribution à ce système décadent.
Ma force de résistance et de détermination sont dans ma vérité intérieure et toute confrontation explicative devant quelque instance demandant des comptes sera la bienvenue.
Merci de m’avoir lue. Je vous prie de recevoir mes salutations distinguées.
                                                                                          J.Favre


2



Janine Favre
Rue P.Jolissaint 20
2610 St-Imier

St-Imier, le 18 octobre 1999
 
Assurance Visana
3000 Berne

Dossier no l83,632-beh

Messieurs,

Suite à votre recommandé du 12 octobre 99, je viens faire opposition à vos dispositions de main levée faites en vertu de la loi Lamal.

Tous les motifs qui sont les miens ont été évoqués dans mes précédents courriers et sont également résumés dans ma lettre de démission à Visana datant du 29 juin l998.

C’est ma conscience qui, en la matière, m’a dicté le chemin à suivre. Je n’autorise aucune loi à m’exproprier de moi-même, et aucun système ne peut me dire ce que je dois faire pour assurer ma santé; car si je la perds, c’est ma propre responsabilité qui est en cause et je veux être libre d’en gérer entièrement les soins ainsi que la prévention avec l’argent qui est à ma disposition sans intermédiaire. Ainsi le veut ce que je ressens comme une souveraineté inaliénable d’un être mature sur son corps son âme et son esprit (droit reconnu par la charte des droits de l’homme).

Je suis pour la solidarité avec les plus démunis, mais je ne reconnais pas au système médical en vigueur la vertu de leur venir en aide en harmonie avec les lois de la vie, lois que ce système transgresse constamment. Par expérience j’ai remarqué que s’ils aident parfois par réanimation et par chirurgie, ils «esquintent» un plus grand nombre de personnes par maladies iatrogènes.

Personnellement je me garde en bonne santé à peu de frais avec une AVS de fr.1.200.- par mois. Ce n’est pas à moi à faire comme les autres mais aux autres à faire comme moi; et si les gouvernants cherchent réellement des solutions aux problèmes de santé ils devraient être attentifs à cette petite minorité de gens qui pensent et vivent comme moi.

Ma situation n’est pas une situation de dette (je n’en ai jamais fait) c’est une situation d’objection de conscience à la loi. Si j’admets une sanction pour toute désobéissance, je ne cèderai pas à une sanction en argent saisi, mais seulement s’il le faut en journées de prison: comme furent autrefois punis les objecteurs au service armé obligatoire jusqu’à ce qu’existe une clause d’exception.

Nous ne règlerons ce dilemme que devant les tribunaux. Je vous remercie de faire le nécessaire et vous présente, Messieurs, mes salutations distinguées.


3


Janine Favre
20 Rue P. Jolissaint
2610 Saint-Imier

Saint Imier, le 6 septembre 2000
 
Assurance Visana
Berne

Dossier no 194,650-beh
Monsieur H.Berset

Messieurs,

J’ai reçu votre sommation selon la formule consacrée. Le fait que vous ne puissiez écrire une lettre personnalisée, est significatif du point de robotisation dans lequel nous sommes arrivés.

Je m’empresse d’affirmer qu’il n’est pas question que je reconnaisse une dette envers vous! Vous avez reçu de moi quelques milliers de francs pour les années où j’ai adhéré à votre caisse librement et vous n’avez jamais rien eu à débourser. J’ai résilié mon contrat dans les délais et ne vous ai porté aucun préjudice.

Si je refuse maintenant de saluer le chapeau des baillis de la chimie, cela n’a rien à voir avec une dette, et je suis prête à en assumer les conséquences, comme le fit Guillaume Tell.

Toute saisie de bien (mais nous n’en sommes pas encore là) serait vécue par moi comme une rupture fondamentale. Par contre je suis prête à négocier des jours de prison ou un service civil pour refus d’obéissance à la loi (LAMal). Non pour dettes!

Mais pas plus qu’un automate Visana n’a d’alternative à proposer et le système m’apparaît bien incohérent.

La facture ci-jointe, peut être jointe à mon dossier au Tribunal Fédéral. Voici, Messieurs, mes salutations distinguées.


4


Janine Favre
20 Rue P. Jolissaint
2610 Saint-Imier

Saint Imier, le 15 janvier 2001
 
Assurance Visana
Service juridique
Berne

Dernier Rappel

Messieurs,

Devant certaines échéances voici une dernière mise au point:
Je ne conteste pas votre caisse ni ses méthodes ni son utilité. C’est une caisse comme les autres, assurant des malades en puissance par ignorance des lois de la santé et de la vie.

Mais tout citoyen n’entre pas dans cet état d’impuissance si répandu, et ne peut par conséquent y être intégré sans qu’on lui impose une régression morale. Par conséquent, je souligne ici deux points:

  1. Je ne puis me considérer comme «sanctionnée» par un Tribunal même Fédéral, puisque je n’ai pas été entendue comme la justice le veut avant une sanction pour infraction à la loi.
  2. Je n’ai pas de dette envers vous puisque vous n’avez rien fait pour moi et que je ne vous demanderai jamais rien.

Nous avons voté une loi qui nous impose un jeu de saute-mouton, où on se passe le rôle du mouton comme on se passe la bague d’or…: après ma défection, vous voilà tenus à prendre le relais, forcés que vous êtes de ne pas me laisser tranquille et de perdre temps et papier. Vous refilerez ensuite la bague à la commune de Saint-Imier, qui la refilera au canton etc..

Une civilisation au stade de la régression par incohérence entre dans le chaos puis dans la dissolution, c’est bien pourquoi quelques voix inquiètes s’élèvent, tel Albert Jacquard (Emission ABE du 2 janvier 2001): «Sachez oser l’illégalité même en Suisse!».

La conscience vivante est irrépressible! Qu’espérez-vous?

Recevez, Messieurs, mes salutations distinguées.

Commenter cet article