Menaces sur la Liberté

Publié le par Vivre Debout

Haro sur ceux qui osent obéir à Dieu
plutôt qu'aux hommes!


"Je ne suis pas de votre avis,

mais je ferai tout
pour que vous puissiez
exprimer le vôtre."

- Voltaire -

"Non les braves gens n'aiment pas que
l'on suive une autre route qu'eux."
- Georges Brassens -

La liberté de croyance, de culte et, en relation avec cela, de réunion, d'association, d'éducation, de se soigner comme on le ressent, en France, bref d'être "différent", depuis des années, est largement menacée...

S'ils en doutaient encore, les esprits non formatés qui ont vu sur France 2 le journal du mardi midi 21 novembre - ainsi que celui du soir - démarrer en annonçant qu'une "secte" a été "découverte" en France où dix-huit enfants vivant sans aller à l'école de la République (!), sans être vaccinés (!!), et - suprême critère! - sans connaître Zinédine Zidane (!!!) ne peuvent être qu'"en grave danger", ne peuvent plus en douter: la "chasse aux sorcières" a "bel et bien" recommencé...


Dans le cadre de la "Commission d'Enquête sur l'influence des sectes sur la santé physique et mentale des mineurs", 4 députés, sans y être invités, se sont rendus, le mardi 21 novembre 2006, à la communauté Tabitha's Place près de Pau, où ils ont été cordialement reçus.

Leur "rapport" est très différent (le porte-parole s'est mélodramatiquement déclaré "bouleversé" par le "confinement" dans lequel vivraient les enfants) de l'expérience vécue par ceux qui les ont pourtant si aimablement et ouvertement reçus...

SUS INFOS - Communauté ou secte?

Sus, 21 Novembre 2006

Tout, en cette matinée de mardi, annonçait une journée paisible et pluvieuse...

Mais le temps allait se gâter…

Vers neuf heures un véhicule blanc avec chauffeur pénétrait dans notre propriété. A son bord plusieurs députés, membres de la commission d'enquête sur les dérives sectaires, accompagnés du secrétaire de l'Assemblée Nationale, et d'inspecteurs de l'Education Nationale. Un peu plus tard arriveront un médecin et une infirmière de la PMI. Ils venaient effectuer une visite surprise dans nos classes et contrôler l'état de santé de nos enfants.

Les noms de ces parlementaires ne nous sont pas inconnus, car ils ont fait de la "lutte contre les sectes leur cheval de bataille". A l'Assemblée Nationale, ces messieurs avaient déjà parlé de nous, sans avoir toutefois vérifié leurs informations souvent erronées. Nous étions donc satisfaits qu'ils se soient déplacés depuis Paris après tant d'années, espérant que cette visite leur ouvrirait les yeux.

Sur le vif, nous les invitons donc à entrer dans nos classes où les enfants sont déjà au travail depuis une heure. L'Inspecteur, que nos enfants connaissent déjà, puisqu'il procède tous les ans à un contrôle de leurs connaissances, les interroge avec gentillesse: lecture, calcul mental, sciences…Leur réserve initiale s'envole vite et ils répondent volontiers, parlent des atomes et des molécules, citent des rois de France, récitent des poèmes, chantent une chanson… Ils répondent ensuite avec bonne humeur à toutes les questions des parlementaires, questions reflétant bien ce que l'on nous reproche généralement. Par exemple:

1. Est-ce que vous fêtez Noël?

2. Oui, on fait souvent une pièce de théâtre, on invite les voisins… L'an dernier, c'était les Rois Mages.

- Mais pas d'arbre de Noël, de guirlandes? Et le Père Noël, vous connaissez?

Les enfants rient:

- "Mais il n'existe pas!" et une adolescente développe un peu:

- "C'est dommage que les parents racontent des histoires qui ne sont pas

vraies. Les enfants y croient, et quand ils grandissent ils sont déçus. Après, ils auront du mal à faire confiance."

Seuls les enfants sont interrogés, les enseignants n'ont rien à dire…

Ni les manuels utilisés, ni les cahiers des enfants ne sont consultés.

L'inspection terminée, tout le monde se réunit autour d'un maté et de biscuits et là, nous leur demandons leurs impressions. Monsieur Georges Fenech, Président de la commission parlementaire, prend la parole:

"En toute franchise, je dois avouer avoir été agréablement surpris par votre accueil. Vous nous avez reçus ouvertement, avec le sourire, alors que nous sommes venus à l'improviste. Nous avons trouvé vos locaux propres, et vos enfants heureux et en bonne santé. Nous avons pu les voir jouer ensemble par la fenêtre. Mais ce que nous vous reprochons, c'est l'environnement confiné dans lequel vous les maintenez, et votre manque d'ouverture sur le monde extérieur. Pour que vos enfants développent un esprit critique, il est nécessaire qu'ils soient confrontés à tout, même au mal..."

Nous tentons alors d'avoir une discussion de fond à ce sujet, mais l'esprit laïque et cartésien de nos invités semble les empêcher d'écouter ce que nous avons à dire, dès qu'il s'agit de foi et de convictions.

Nous nous quittons en bon terme, sans inquiétude de notre part, puisque le test semble positif. Pourtant, quelques heures plus tard, surprise, les premiers journalistes arrivent et nous informent que dès son retour à Paris, Monsieur Fenech a tenu une conférence de presse. A notre grand étonnement, le compte-rendu de sa visite ne contient plus rien de positif. Son discours dramatique a vraiment de quoi réveiller les soupçons de l'opinion publique… Sans faits concrets sur lesquels baser ses accusations, au fil de son discours, c'est l'escalade des mots : Il se dit "ému, choqué, bouleversé… d'avoir découvert 18 enfants coupés du monde !", et veut demander aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour "libérer ces enfants de l'enfermement psychologique". Ceci sous prétexte qu'ils ne fréquentent pas les établissements scolaires (ce que la loi permet), ne fêtent pas Noël (de manière conventionnelle) ne connaissent pas Zidane, ne regardent pas la télé (ce qui n'est pas encore obligatoire!). Derrière ces accusations, voilà en réalité tout notre mode de vie remis en question…

Que se passe-t-il au pays de la Liberté et des Droits de l'Homme? N'est-il donc plus possible de vivre et d'élever ses enfants en accord avec ses convictions, du moment qu'elles ne nuisent pas à autrui ? Il est important que les hommes ne laissent pas leur voix être réduite au silence. Exprimer ce que l'on pense et vivre selon ses convictions fait partie de nos droits inaliénables.

Ne laissez personne penser et parler à votre place!

Qu'avez-vous à dire?

On nous reproche de surprotéger nos enfants, car "Il faut qu'ils connaissent le mal, afin de pouvoir développer leur esprit critique", nous a même dit le Président de la commission. Mais n'est-ce pas précisément le devoir des parents d'éduquer leurs enfants jusqu'à ce que ceux-ci soient en âge de choisir? Les problèmes de délinquance et de violence dont souffre notre société ne viennent ils pas du fait que trop d'enfants sont livrés à eux-mêmes?

Il y a 12 ans, des drames isolés avaient déclenché une grande campagne médiatique qui amalgamait tous les mouvements en marge de la société, créant dans notre pays un climat de suspicion et de peur à l'égard de tout ce qui s'écarte de la norme. Aujourd'hui, si l'inquisition a changé de visage, sa silhouette reste présente. Les mouvements philosophiques et religieux non conventionnels furent dès lors étiquetés "sectes", et considérés comme étant dangereux. C'est ainsi que la France entière a fait indirectement connaissance avec notre communauté, appelée péjorativement "secte de Tabitha's Place".

Une nouvelle loi (celle du renforcement du contrôle de l'obligation scolaire) a alors été votée en 1998 dans le but avoué de lutter contre "ces dérives sectaires", afin de réintégrer leurs "adeptes" dans le moule de la "majorité silencieuse", ou de les faire disparaître. Depuis, les enfants de notre communauté ont régulièrement été contrôlés par l'Education Nationale.

Accusés de mettre leurs enfants en danger par refus de les faire vacciner, les parents ont également fait l'objet de mesures d'Accompagnement en Milieu Ouvert, avec des travailleurs sociaux. Pendant des années, toutes les familles ont été suivies par différents éducateurs, dont les rapports rassurants ont peu à peu convaincu les juges de clore les dossiers.

Pourtant, aujourd'hui, la machine se remet en marche…

Notre bonne réputation a été traînée dans la boue et nous n'avons plus rien à perdre. Nous désirons pourtant attirer votre attention sur l'impossibilité en France de vivre ses convictions sans être inquiété. On parle de tolérance, tout en nous faisant comprendre que nous sommes de trop et des mesures menaçantes se profilent à l'horizon. Si la liberté de religion, d'opinion et d'expression n'est pas protégée et garantie dans notre pays, quel avenir pour vos enfants et les nôtres?

Notre Histoire

Nous habitons au pied des Pyrénées, à côté de la cité médiévale fortifiée de Navarrenx. Cette ville fut déclarée cité-refuge protestante par Henri IV (aussi de la région…) qui mettait un terme aux guerres de religions. Cité-refuge, elle ne le fut pas très longtemps, car après la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, il redevint difficile de vivre sa foi, même chez soi... Peut-être n'est-ce pas un hasard si c'est là que nous avons trouvé refuge? C'était il y a 23 ans. Des hommes et des femmes de diverses nationalités cherchaient en Europe un lieu où vivre leur foi commune.

D'abord implanté en Allemagne, ce "petit troupeau" dut quitter le pays car la loi ne leur permettait pas d'éduquer leurs enfants à la maison. Ce périple européen les a finalement conduits en Andalousie où une femme de cœur, sensible à leur situation, leur proposa d'habiter dans sa demeure du sud-ouest de la France. C'est ainsi que le "petit troupeau" s'arrêta dans le village de Sus. A leur demeure, ils donnèrent le nom de "Tabitha's Place" (symbole d'hospitalité), pour honorer leur amie "Tabitha", qui n'avait cessé de prier pour que la France soit cette terre d'asile qu'ils cherchaient ardemment. Le petit troupeau a grandi et, aujourd'hui, la même vie s'est établie dans trois autres pays d'Europe.

Nous vivons ensemble, car nous ne pouvons plus nous passer les uns des autres, partageant tous nos biens, nos joies comme nos peines. Nous travaillons, prenons nos repas ensemble et apprenons à nous aimer les uns les autres comme le Fils de Dieu, Yahshua* nous a aimés, en donnant sa vie pour nous.

* Yahshua est le nom hébreu du Fils de Dieu

Quelque chose d'ancien est en train de renaître.

C'est ainsi que vivaient les premières communautés chrétiennes, décrites dans la Bible (chapitres 2 et 4 des Actes des Apôtres). Nous respectons l'alliance du mariage et nous éduquons nos enfants au sein de familles unies, dans le respect de Dieu et d'autrui. Notre vie est simple, nos ressources proviennent du travail de nos mains et de la vente de nos créations artisanales sur différents salons, foires et marchés.

Nous sommes établis dans de nombreux pays où nous souhaitons garder de bonnes relations avec les gouvernements et administrations, sans lesquelles nous ne pourrions vivre en paix… Nos communautés, unies par le même désir de faire la volonté de Dieu, ont donné naissance, par delà les frontières, à une nouvelle nation formée de gens de toutes races, langues et peuples: les Douze Tribus du Nouvel Israël, une nation qui se distingue de toutes les autres par sa culture et ses traditions.

Nous sommes convaincus de notre droit inaliénable de vivre en accord avec ce que nous dicte notre conscience. En exprimant nos convictions, nous espérons éveiller en chacun le désir de voir ce droit fondamental respecté dans notre pays, pour tous.

Cet article est donc un appel à la conscience, invitant chacun à prendre position pour ce qu'il sait être juste. N'oublions pas que notre Constitution est fondée sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui spécifie: "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi."

C'est aussi une invitation à venir nous rendre visite et à juger par vous mêmes les fruits de la vie que nous avons choisie

Source: http://www.douzetribus.com/Presentation/sus.htm

Article également reproduit, sur le site du CICNS, à cette adresse:

http://www.cicns-news.net/spiritualite-reaction-15.htm

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