Le mensonge du réchauffement dû au CO2

Publié le par Vivre Debout






CO2, Un mythe planétaire


«Économiser pour réduire nos dépenses et ne pas gaspiller les ressources du globe oui, bien sûr; préparer par ailleurs l'après-pétrole, évidemment. Mais s'imaginer que le CO2 éventuellement épargné à cette occasion puisse contribuer à ‘sauver la planète’ relève de la science-fiction, puisqu'il sera émis par quelqu'un d'autre, en Chine ou ailleurs. Dilapider l'argent du contribuable ou du consommateur dans cette illusion est alors coupable».


Ces lignes résument la thèse de base du livre de Christian Gerondeau. Pourtant, l'auteur ne se borne pas à démontrer cette thèse mais ose aussi s'attaquer, au risque d'apparaître comme un opposant systématique, aux idées les mieux partagées dans le monde médiatique et politique.


Les émissions humaines de CO2, cause du réchauffement climatique: Mythe ou réalité?


Christian Gerondeau conteste la conclusion selon laquelle les activités humaines seraient, en tant que principales émettrices de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, la cause principale d'un réchauffement climatique.


Christian Gerondeau relève plusieurs phénomènes qui ne manquent pas de faire réfléchir ceux qui sont capables de réfléchir par eux-mêmes.


Par exemple, l'on a observé un phénomène inexpliqué de refroidissement sur la période 1945-1975, alors que les émissions industrielles de gaz carbonique étaient en forte croissance.


L'on sait aussi aujourd'hui que certaines époques ancienne ont été caractérisées par des réchauffements brutaux sans que l'on puisse incriminer les industries polluantes et autres activités humaines émettrices de gaz à effet de serre: ainsi, il y a 14700 ans, un réchauffement de la température de l'air d'environ 10°C a effectivement eu lieu. Pour le moins, il faut donc reconnaître que les choses ne sont pas aussi  simplistes qu'on le prétend couramment.


Christian Gérondeau dénonce d'abord le mythe selon lequel il serait vital de lutter contre le changement climatique par la réduction des émissions de CO2.


Le "paradoxe Gerondeau" est le suivant: Moins d'émissions de CO2 = des émissions de CO2 constantes.


L'équation semblera absurde à beaucoup. Pourtant, le paradoxe n'est, comme souvent, qu'apparent. En effet, réduire les émissions de CO2 est un programme partiellement envisageable pour les pays développés, même si, chiffres à l'appui, l'application de l'ensemble des mesures préconisées aura un effet catastrophique sur leurs finances publiques et le pouvoir d'achat des citoyens. Mais, en ce qui concerne les économies dites "émergentes", la restriction des émissions ne peut être nullement dans l'intention de leurs responsables politiques, d'où - in fine - la  relative constance des émissions globales de CO2.


Qui croira que les pays dits en voie de développement se priveront d'exploiter les gisements de pétrole, de charbon et de gaz naturel, alors que la compétitivité réelle de ces sources d'énergie constitue, de leur point de vue, un incontournable facteur de croissance économique?


Les pays développés iront-ils jusqu'à dénier la légitimité d'exploiter ces ressources parce qu'il faudrait «sauver la planète», alors qu'ils ont feux-mêmes ondé leur développement sur l'utilisation de ces sources d'énergie?


Les chiffres des statistiques montrent que personne ne pourra s'opposer la croissance mondiale des émissions: celles de gaz carbonique d'origine énergétique sont passées en effet de 21 à 30 milliards de tonnes entre 1990 et 2008, soit une hausse de 43 %. De son côté, la Chine a décidé d'augmenter sa production de charbon de 30 % d'ici à 2015, soit une croissance de 1,6 milliards de tonnes de CO2 par an. Cette augmentation correspond à deux fois l'ensemble des réductions d'émission de l'Union Européenne programmées jusqu'en 2020.


Il ressort de ces chiffres que la lutte contre le réchauffement climatique, à défaut d'être efficace, ne sera que ruineuse pour les pays qui l'entreprendront effectivement.


La principale conclusion du livre de Christian Gerondeau se veut donc sans appel: tout effort individuel, national ou supranational de réduction des émissions de CO2 n'aura aucun effet sur le niveau global de ces émissions, car les sources d'énergie que certains se refuseront d'utiliser, seront irrémédiablement exploitées par les pays qui ne pourront s'abstenir de consommer des ressources nécessaires à leur développement.


C'est ainsi que d'ambitieuses réductions des émissions de gaz carbonique iraient de pair avec une croissance puis une stabilisation des émissions au niveau mondial.


Vers un cataclysme climatique inéluctable?


Christian Gerondeau pense que non. Quoi qu'en disent tous les papes du réchauffement dû au CO2, les relations entre climat et activités humaines sont extrêmement complexes et encore très insuffisamment connues. La logique du développement économique, interdisant de laisser inexploitées les ressources en pétrole, gaz et charbon, implique de toutes façons leur quasi-épuisement. Il en résultera auto-activement une baisse des émissions et, pour finir, aussi une réduction automatique de la concentration du CO2 dans l'atmosphère.

 

Mais ce n'est, de toutes façons, pas cela qui jouera un rôle déterminant dans le réchauffement ou le refroidissement global!



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