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"Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis.
Sans eux, c'en est fait de notre civilisation,
de notre culture, de ce que nous aimions
et qui donnait à notre présence sur Terre
une justification secrète.
Ils sont, ces insoumis, le «sel de la terre»
et les responsables de Dieu."

- André Gide, Journal -

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Le prévisionniste économique américain,
Celente, auparavant très médiatisé,
prévoit une catastrophe en 2008




Gerald Celente est un habitué des prévisions qui font mouche...

Il avait, en Décembre 2007, déjà annoncé la "Panique 2008".

 

Les statistiques ont montré que, confrontés à une idée nouvelle,
leur apparaissant comme quelque peu provocatrice,
96% des personnes appliqueront leur temps et leur énergie
à défendre les croyances généralement admises,
et que seulement 4% pourront accepter le fait
que la nouvelle idée mérite d’être sérieusement examinée.


Ce qui est intéressant ici c'est de noter la date
à laquelle l'article ci-dessous a été publié...


Par Christopher Ketcham,
le 27 janvier 2008.

 


Le futuriste et prévisionniste Gerald Celente, directeur du <<Trend Research Institute>> à Rhinebeck dans l'État de New York, a prédit le krach des marchés boursiers de 1987, l'effondrement de l'Union Soviétique en 1989, l'implosion économique asiatique de 1997, le déclin du dollar US, qui a débuté en 2005, la montée fulgurante du prix de l'or à l'ère de l'instabilité des marchés monétaires, de même qu'un retournement des événements qui pourrait être une bénédiction pour notre époque: la crise dans les marchés hypothèques des subprime.

En raison de cette faculté de prévoir les événements à venir, Celente est apparu régulièrement sur les réseaux de télévision CNN, Fox et MSNBC, son journal, le <<Trends Reports>>, était largement cité dans la presse écrite de même qu'aux émissions télévisées très populaires aux États-Unis, le <<Oprah Winfrey Show>> et <<Good Morning America>>.

Dans son journal, publié à la mi-décembre (2007), il annonce pour 2008 des nouvelles que tout états-unien intelligent connaît déjà. <<Les États-Unis d'Amérique sont passés de la première classe à la troisième classe. C'est une nation en dérapage, qui se dirige vers les bas-fonds>>, écrit-il.

De plus, Celente prévoit des crises économiques et politiques au cours de cette année. Il écrivait le 17 décembre dernier que <<en 2008, les Etats-Uniens vont se réveiller en plein dans la pire période économique que toute personne vivante aujourd'hui n'a encore jamais vue. Tout comme ils n'ont pas vu venir le 11 septembre et qu'ils sont demeurés figé sous le choc lorsque la terreur a frappé, [les Etats-uniens] resteront figés sous le choc lorsque la terreur frappera de nouveau>>.

Il a prédit <<la faillite de banques, l'effondrement de firmes de courtage, la dégringolade de grandes compagnies, des villes en faillite, des États en défaut [= en cessation de paiement] (en parlant ici individuellement des États des États-Unis), des créanciers étrangers se débarrassant des titres US... La table est mise, le big one est déjà en route.>> [NDT: Dans son sens premier, le <<Big One>> désigne le grand tremblement de terre tant attendu en Californie. Cette image est reprise ici dans un contexte financier et économique.]

Il en va de même de l'appel lancé, l'été dernier, dans un rapport publié par nul autre que le responsable du <<Government Accountability Office>> des États-Unis, le Contrôleur général David Walker, qui a averti que les politiques américaines sur l'énergie, l'éducation,l'environnement, les soins de santé, l'immigration, l'Irak - c'est-à-dire presque tout - sont sur un <<chemin intenable>> ...

Selon le Contrôleur général M. Walker, la chute de Rome semble être une bonne comparaison historique: <<Le déclin des valeurs morales et du souci politique dans la nation, un excès de confiance dans l'armée qui est utilisée au-delà de ses forces à l'étranger, de même qu'une gestion fiscale irresponsable du gouvernement>>. Ces mots vous semblent familiers? <<Je tente de sonner l'alarme>>, a-t-il dit.

Lorsque j'ai fait appel à Celente, le 2 janvier dernier, pour voir quelle tournure prenaient les opérations financières en ce début d'année, il a répondu par un mail:

<<Une attaque au Nigeria (le plus gros producteur de pétrole d'Afrique) par des forces anti-gouvernementales sur la ville portuaire de Port Harcourt frappera durement le marché des contrats à terme. Sur le New York Stock Exchange, les conditions des échanges commerciaux se sont aggravés ...

La croissance dans l'industrie européenne et à Singapour a également ralenti en novembre montrant ainsi à ceux qui étaient à la recherche de signes, que le ralentissement serait mondial>>.

En début d'après-midi, l'or a gagné 24 $ l'once, le pétrole brut a grimpé de 3 $, le dollar a chuté face à toutes les principales devises, et le Dow Jones a diminué de plus de 200 points. Le lendemain, le 3 janvier le pétrole atteint un record à 100 dollars le baril. Et en effet, tel que Celente nous en avait averti, les marchés mondiaux se sont désorganisés au cours de la deuxième semaine de janvier, le Nikkei (Asie) connaît son pire début de nouvelle année depuis 1970, le MSCI World Index a chuté de 6,9 %, soit une perte de 2.100 milliards de dollars de la capitalisation boursière de ses membres, alors que le géant bancaire mondial suisse UBS affichait une perte géante de 13 milliards de dollars et que les autorités de la Grande-Bretagne rapportaient, pour la première fois depuis cent ans, la première ruée sur une banque britannique.

Lorsque Celente a envoyé à ses abonnés son mail d'alerte hebdomadaire, le 14 janvier dernier, l'actualité n'était pas meilleure. Le Dow Jones enregistrait sa troisième semaine consécutive de pertes, l'un de ses pires débuts d'année de son histoire, perdant seulement au cours de la première semaine de 2008 la moitié de ses gains de 2007.

<<Les ventes au détail dégringolent, les données sur l'immobilier sont affreuses, le chômage est en hausse, la confiance des consommateurs s'assombrit, les prix du pétrole augmente en flèche, le déficit commercial est sans cesse croissant, les salaires se déprécient, les dettes sur cartes de crédit et les défauts de remboursement augmentent, tout comme c'est le cas pour les remboursement sur les prêts hypothécaires et les records de saisies>> déclarait Celente.

<<Des données qui inondent les fils de presse et qui répandent la peur.>> Il est révélateur que le chiffre d'affaire de Tiffany [NDT: Un détaillant de produits haute gamme] ait diminué de 11%, ce qui nous laisse croire que les très riches ont commencé à cacher leur argent sous le lit.

Alors, le désastre hypothécaire des subprimes est-il le catalyseur du Big One que Celente appelle, en ses mots, la "Panique de 2008"? Le gourou des marchés boursiers Jim Cramer, l'animateur de l'émission télévisée <<Mad MoneyOverture-Films-Debut Jan-08>> sur CNBC et co-fondateur du site Web, TheStreet.com, semble le penser. <<Il y a un groupe de compagnies d'assurance qui assurent toutes ces mauvaises hypothèques (en parlant des subprimes)>>, disait-il, le 18 janvier, à Chris Matthews. 

<<Et je pense qu'elles sont toutes sur le point de faire faillite. Et que cela va provoquer une baisse de 2000 points du Dow Jones. Cela va se produire peut-être dans deux ou trois semaines, Chris. Ça va être en première page de tous les journaux. Et personne à Washington n'est prêt à l'admettre. Je vous dis que ces compagnies n'ont pas le capital pour dédommager les pertes. Et, lorsqu'elles sombreront, je dis bien lorsque, si le gouvernement ne dispose pas d'un plan d'action, vous ne serez pas capable d'ouvrir les marchés boursiers au moment de leur
effondrement... Pourtant, personne ne parle de ça.>>

Selon Gerald Celente, du jour au lendemain il ressortira de cette panique une période de bouleversements sociaux et politiques. Il prédit des émeutes pour les salaires et des manifestations populaires anti-gouvernementales dans les rues et une intensification des mouvements anti-immigration à la recherche d'un bouc émissaire, les <<étrangers>> parmi nous. Il y aura une augmentation de la colère face à ce 1 % des Etats-Uniens qui se sont approprié 50 % de l'accroissement de tous les revenus au cours des dernières années et qui se sont accaparées de 22 % de tous les revenus en 2005.

<<Les kidnappings avec demande de rançon deviendront un phénomène courant, tels qu'ils l'étaient lors de la Grande Dépression ...>> prédit Celente. L'anarchie surviendra comme dans la plupart des nations de troisième classe, accompagnée d'une violence de plus en plus sophistiqués et brutale d'un État policier.

Un autre type de violence naîtra; la révolte face à la fiscalité gagnera en force prenant pour cible les impôts voraces du gouvernement fédéral (parlant ici des États-Unis), que Celente accuse de n'avoir pas réussi à <<protéger la nourriture, à gagner les guerres, à nettoyer l'environnement, à améliorer les infrastructures, à améliorer les conditions de vie, à fournir des services de santé ou une éducation supérieure>>.

Au cours de cette période, le dollar chutera jusqu'à 10 cents face à l'euro, peut-être en 2010. Les journaux rapportent que même les vendeurs (les exportateurs) du Tiers Monde commencent à refuser d'être payés en dollars US, tandis que les gouvernements étrangers et les investisseurs, principalement les Chinois, utilisent la force de leur réserve en devises étrangères pour acheter des biens et des entreprises américaines...

Sachez que tout ceci n'est pas un revirement dans les fantasmes de la conspiration: Gerald Celente est consulté par des centaines de petites et grandes entreprises, par des adresses d'organismes gouvernementaux du monde entier. La Norvège l'a amené en Europe en 2006 pour faire une conférence sur l'innovation, alors que le Conseil International des Centres d'achats (ou des centres commerciaux) l'a accueilli comme principal conférencier lors de sa convention de 2007. Il est remarquable qu'à la suite de ses pronostics sur 2008, l'on ait cessé de l'invité sur les chaînes de télévision et les réseaux câblés - <<C'est une première depuis des décennies qu'ils ne m'invitent pas et que "USA Today" ne couvre pas le journal ''Trends Report''>> ,déclare- t-il.

Lorsque Celente a envoyé un mail à sa liste de distribution à la mi-janvier, Jack Marks, l'éditeur et le directeur général du journal The Wall Street Reporter, l'un des plus anciens organes de presse de New York relatif à l'investissement lui a écrit pour lui dire <<Vous êtes un idiot d'enfant de pute>> ["You are a fucking retard motherfucker"] et <<Retirez mon nom de votre liste, sale crétin ["fucking moron"]>>.

Le groupe d'édition locale à proximité du domicile de Celente à Rhinebeck représente peut-être mieux la pusillanimité: Le groupe d'édition en question du nom de <<The Taconic Press>>, qui publie six journaux dans la Hudson Valley et au nord de l'État de New York a déclaré par mail en décembre à Celente qu'il y avait <<un grand tapage concernant la publication de vos prévisions... la réaction des lecteurs et des annonceurs a été forte, ... et ils ont fait connaître leur sentiment à l'éditeur>>. La longue relation qu'avait Celente avec le groupe Taconic Press est révolue...

Toutefois, selon Celente, il existe apparemment une belle surprise face à cet état de détérioration à venir pour autant que les Américains osent réinventer pour le 21e siècle la libre pensée et le courage civique de leur passé. Cette bonne humeur affichée, alors que Rome brûle, est dissimulée dans les reportages de Celente pour 2008, mais ce qu'il suggère c'est que, catalysé par la crise, un bon nombre d'Américains, une minorité, sans doute, débutera une transformation en cette année. [...]

http://www.alterinfo.net/Le-previsionniste-economique-americain-aupar...



Que vont devenir vos sous?


C'est parce que l'argent gouverne le monde

qu'il importe de savoir qui gouverne l'argent.

 



Il se pourrait, après tout, que l'"argent"

lorsqu'il n'est pas solidement garanti

par des dépôts en véritable argent

ou même - mieux - en or véritable

ne vaille, tout simplement ... rien!


(sauf, peut-être, comme papier,

pour démarrer un feu de joie)


Extraits d'une édifiante lecture:


"Les banques centrales des autres pays ont été également forcées d’accepter des dollars comme réserves monétaires dans des proportions croissantes (plus de 90% dans le cas de la Banque centrale européenne). La valeur des autres monnaies – tel l’€uro – découle donc, à raison de plus de 90%, de billets en dollars sans valeur, ne reposant que sur la puissance et la volonté de la haute finance américaine.


(...)


Toutefois, le débiteur que sont les Etats-Unis décide lui-même dans quelle mesure il plumera finalement ses financiers par une dévaluation officielle du dollar et se débarrassera de son endettement à leurs frais. L’étranger, qui détient 80% des dollars, subira surtout les effets de la dévaluation de cette monnaie. Le débiteur a toute latitude pour déterminer dans quelles proportions il dévaluera ses dettes et dépouillera ainsi ses créanciers.


(...)


Malgré une dévalorisation dramatique, l’illusion de la valeur de la monnaie est encore maintenue artificiellement par l’obligation de considérer les billets comme moyens de paiement légaux. Les profiteurs de ce système sont non seulement la haute finance de Etats-Unis qui, par sa Fed, place dans le monde des masses de dollars toujours plus considérables, mais aussi des banques centrales menant le même jeu, telles la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon. Les directions de ces instituts savent fort bien à quel point le dollar a perdu toute valeur, mais confortent toujours l’illusion du dollar moyen de paiement légal, se sont tues pour des raisons politiques et ont couvert leur propre monnaie par des réserves monétaires libellées en dollars sans valeur.


(...)


Si une réforme monétaire avait lieu, la BCE notamment serait dépourvue de valeurs. La présence de l’or se limite vraisemblablement à une simple créance et ne consiste donc plus en or réel. La plupart du temps, il est prêté prétendument en nature à la Fed, qui le prête à son tour, si bien qu’il n’est plus saisissable en cas d’effondrement. Le système repose sur le fait qu’un abus n’est ni discuté ni ne fait l’objet d’une publication.


(...)


Les perdants du grand jeu de l’oligarchie financière sont les participants au marché mondial qui accordent trop de confiance à la monnaie, qui croient toujours que celle-ci n’a pas une simple fonction d’échange, mais qu’elle sert encore de préservateur de la valeur. Les hommes n’ont visiblement pas tiré de leçon de la dévalorisation constante de la monnaie de ces 40 dernières années. Celle-ci s’accélérera, ces prochaines années, avant la catastrophe finale, car elle sert uniquement aux manipulateurs.

(...)

Celui qui attache donc de l’importance au maintien de la valeur à long terme de son patrimoine ne peut pas continuer à avoir des placements en valeurs monétaires, en polices d’assurances, en obligations ou en espèces, il doit investir en valeurs réelles, comme la haute finance lui en donne l’exemple."

(...)

Source: Extraits de "L’escroquerie monétaire mondiale"
Par Eberhard Hamer, professeur à l’institut des classes moyennes de Hanovre (juin 2005)


http://www.horizons-et-debats.ch/31/31_21.htm




  Sombres perspectives...

Le "Nostradamus" états-unien, Gérald Celente, prédit la révolution, des émeutes de la faim et plusieurs rébellions contre les impôts, d'ici 2012.


Célèbre pour l'exactitude de ses prévisions, le prévisionniste Gérald Celente dit que les États-Unis cesseront d'être une nation développée d'ici 4 ans et que la crise sera «pire que la Grande Dépression».

Par Paul Joseph Watson
Prison Planet.com

Jeudi, le 13 Novembre 2008

Cet homme, qui a prédit le krach boursier de 1987 ,de même que la chute de l'Union Soviétique, prévoit maintenant que surviendra une révolution aux États-Unis, de même que des émeutes de la faim et des rébellions contre les impôts. Le tout d’ici 4 ans et il souligne que, d'ici 2012, avoir de la nourriture sur la table sera une préoccupation beaucoup plus importante que l'achat de cadeaux de Noël.

Gérald Celente, le PDG du «Trends Research Institute», est renommé pour l'exactitude de ses prévisions concernant l'avenir du monde et des événements économiques. Des prévisions à vous glacer le sang, si l'on en croit ce qu'il a dit cette semaine sur le réseau de télévision états-unienne «Fox News».

Gérald Celente a déclaré que les États-Unis deviendront d'ici 2012 une nation sous-développée, qu'il y aura une révolution, qui se traduira par des émeutes de la faim, des rébellions de squatters, des révoltes contre les impôts et des manifestations pour l'emploi, en ajoutant aussi que la période des fêtes consistera dorénavant à se pourvoir de nourriture plutôt que de cadeaux.

«Nous allons voir la fin de la fête commerciale de Noël .... nous allons voir se produire un changement fondamental .... avoir de la nourriture sur la table sera plus important que d'avoir des cadeaux sous l'arbre de Noël», a déclaré Gérald Celente, en ajoutant que
«la situation sera pire que la Grande Dépression».

«Les États-Unis passeront par une période de transition, une période à travers laquelle personne n'est préparé», a déclaré Celente, en soulignant que les gens qui refusent de croire que les États-Unis sont présentement en récession donnent l'étendue de la mesure qui permet de voir jusqu'à quel point ils ne sont pas prêts à affronter l'ampleur véritable de la crise.

Gérald Celente, qui avait prédit la crise monétaire asiatique de 1997 de même que l'effondrement des prêts hypothécaires de catégorie «subprime», ainsi que l'importante dévaluation du dollar US, a déclaré, en novembre 2007, à United Press International que l'année 2008 passerait à la postérité sous le nom de «La Panique de 2008», en ajoutant que des «géants tomberaient raides morts», ce qui est exactement ce à quoi nous avons assisté avec l'effondrement de Lehman Brothers, Bear Stearns et d'autres. Il avait alors également déclaré que le dollar se dévaluerait à près de 90 pour cent.

Ce qui s'est produit, cette année, engendrera une diminution du niveau de vie, prédisait, l'an dernier, Gérald Celente, une réalité également corroborée par la chute des ventes au détail.

La perspective de la révolution est un concept qui était repris dans un rapport publié l'an dernier par le ministère britannique de la Défense et dans lequel l'on prédisait que, d'ici 30 ans, l'écart croissant entre les très riches et la classe moyenne, jumelée à une sous-classe urbaine menaçant l'ordre social, pourrait signifier que «les classes moyennes du monde pourraient s'unir en utilisant l'accès aux connaissances aux ressources et les compétences nécessaires pour façonner les processus transnationaux, dans l'intérêt de leur propre classe», et que, «les classes moyennes pourraient devenir une classe révolutionnaire».

Dans une autre entrevue, qu'il a récemment donnée, Gérald Celente en a dit un peu plus à propos de la révolution aux États-Unis.

«Il y aura une révolution dans ce pays. Cela ne se produira pas demain matin, mais ça arrivera et nous allons voir un troisième parti [politique se former
] et [les événement qui vont se produire] en auront été le catalyseur [en parlant ici de] la main mise par Wall Street sur Washington, au su et au vu et en plein jour, sans coup d'État et sans effusion de sang. Et cela se produira alors que les conditions continueront à s'aggraver», a-t-il dit.

«La première chose à faire est de s'organiser autour des révoltes contre les impôts. Ce sera le catalyseur, car les gens ne peuvent plus payer pour les taxes scolaires, les taxes foncières et toutes les autres formes d'impôts. Vous allez voir ce genre de protestations commencer à se développer.»

«Ce sera terrible, déplorable. Et il y aura beaucoup de sans-abri, des gens tels que nous, et plus que nous n'en aurons jamais vu auparavant. Il y en a déjà beaucoup dans une trentaine de villes dans le pays et nous allons en voir beaucoup plus.»

«Nous allons commencer à voir de grandes régions où les maisons à vendre seront occupées par des squatters. Ce sera une situation que les Etats-Uniens n'avaient jamais vue et il y aura un comme un grand choc et, suite à ce choc, il y aura beaucoup de criminalité. Et la criminalité sera bien pire qu'elle ne le fut au cours de la Dépression de 1929, car la population n'était pas contaminée par les médicaments modernes, par ces drogues, ou par le crystal meth et autre chose. Par conséquent, vous vous retrouvez avec une grande proportion de la population désespérée ayant l'esprit chimiquement survolté, au-delà de toute compréhension humaine



- Traduction libre de Dany Quirion pour Alter Info -






Pour en savoir plus sur les aspects inconnus
de la crise financière et économique:


Lire:

Bankster

et regarder:

L'argent dette



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Peut-on breveter les êtres vivants?
Qui a créé le porc? Le Créateur ou Monsanto? Voici la question que pose le reportage ci-dessous:



Nota Bene: Le reportage complet est en quatre parties; pour voir les parties 2, 3 et 4, cliquer, à la fin du visionnage de la partie 1, sur les images les représentant sur l'écran de la vidéo...

Le "huitième continent" en images



Pub écolo
envoyé par Daminou86


Vers la famine?

famine.jpg

Tous les facteurs semblent réunis pour créer une famine monstre à l'échelle mondiale dans un horizon relativement proche...

Lire ICI

Les solutions? Des moyens de transport différents (sans carburants à base de pétrole ou de végétaux)... Un arrêt du gaspillage... Et puis une nourriture essentiellement végétale!

Le gâteau rétrécit...


Le "monde" mange plus qu'il ne produit et le prix des aliments pourrait grimper pendant des années en raison de l'expansion des biocarburants et du changement climatique, avec à la clef des risques de conflits sociaux, soulignent des experts dans un rapport.


Selon l'institut de recherche international sur la politique alimentaire (International Food Policy Research Institute), la seule croissance des biocarburants pourrait provoquer une augmentation des deux tiers du prix du maïs d'ici 2020 et de près de la moitié du prix du colza.


Les stocks mondiaux de céréales, qui permettent de parer aux famines à travers le monde, sont tombés à leur plus bas niveau depuis les années 1980 en raison d'une diminution des semences et de conditions météo défavorables, a déclaré Joachim von Braun, directeur général de l'institut.


"Le monde mange actuellement plus qu'il ne produit, ce qui se reflète dans la baisse des réserves depuis les cinq ou six dernières années. Cela ne peut pas continuer, car l'on arrivera bientôt à l'épuisement des stocks", a-t-il averti lors d'une conférence de presse à Pékin.


Des pays comme le Mexique ont déjà connu des émeutes de la faim consécutives à une envolée des prix, rappelle von Braun dans le rapport dont il a supervisé la rédaction.


"La forte hausse de la demande en nourriture et en carburant a récemment provoqué de très fortes hausses de prix (...). le changement climatique aura aussi un impact négatif sur la production alimentaire", ajoute-t-il. (...)



Source: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33465844@7-37,0.html
La mort des abeilles met la planète
et l'humanité en très grave péril!



L'humanité va-t-elle disparaître du fait du péril nucléaire, ou bien de la dissémination des OGM, ou bien de la dispersion des pesticides, ou encore de la disparition du pétrole, ou de la volatilisation de la couche d'ozone, ou encore des bouleversements climatiques? Ou, peut-être même, de la troisième guerre mondiale?

Pas sûr! Il se pourrait qu'elle disparaisse, dans un relativement court délai, avant même tout cela, tout simplement, oui, de la famine...

En effet, nos butineuses disparaissent à la vitesse grand v, et, avec elles, non seulement le précieux miel - qui est l'aliment avec lequel, assurent les Traditions spirituelles - l'on se nourrit au Paradis - mais aussi, à très court terme, la très grosse partie des cultures humaines ayant impérativement besoin des abeilles comme pollinisatrices!!!

Avec 80% de récoltes en moins, comment, dès lors, nourrir une population mondiale, malgré cela, toujours plus proliférante?

La situation est donc gravissime!!! Sans interdiction immédiate et totale de tous les pesticides et traitements chimiques polluant gravement la Nature et les innocentes abeilles la fin - et aussi la faim - est prévisible! La catastrophe va être planétaire et touchera plus ou moins progressivement tout le monde!

L'intellect humain, privé de conscience et de relation vivante avec la Nature, n'aura jamais autant montré la preuve de son incurie! Les hyper-cérébraux sans cœur et sans intuition qui nous gouvernent nous conduisent droit dans le mur! Sans puissante et immédiate réaction des éco-citoyens, animés par une vivante conscience écologique, l'avenir s'annonce hyper-sombre...



Message relayé

Depuis quelques mois les abeilles s'éteignent par milliards. Leur disparition pourrait aussi sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuses, qui est en train de se propager de ruche en ruche, sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète: par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis, où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats.

Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.


En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé «phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872.

En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.


«Syndrome d'effondrement»

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives: le «syndrome d'effondrement» - ou «colony collapse disorder». Ils ont de quoi être préoccupés: 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. «Trois quarts des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent», résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides? Un nouveau microbe? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles? «Plutôt une combinaison de tous ces agents», assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que «des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles».

Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents path
ogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.


Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. «Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées.» Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.


L'effet de cascade ne s'arrête pas là: il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. «Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs», accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques: celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme:

«Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre.»



PAUL MOLGA -
Les Echos - 20/08/07


Source: http://www.mdrgf.org/

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Sur le même sujet, lire aussi:


CECI N’EST PAS UN EXERCICE,

JE REPETE,

CECI N’EST PAS UN EXERCICE.

 

Voici l’état des lieux prévisionnel à court terme par Pierre de Chatillon, spécialiste en cycles géo-climatiques, pour la période du 18 mars au 15 mai 2007:

 

«Accompagnée d’un climat sévère, l’activité sismique globale reprendra dans quelques jours. Elle se gonflera jusqu’à atteindre une crête importante le 31 mars. Cette vague d’activité sismique se poursuivra ensuite de façon régulière jusqu’à une crête soudaine qui prendra place le 30 avril.

 

Du 5 au 10 de mai 2007, la fréquence et l’intensité des tremblements de terre occasionneront des niveaux de destruction record sur la planète. Même s’il y aura une forte concentration d’évènements dans une large bande équatoriale, il ne faut pas croire que les autres régions de la planète seront toutes épargnées. La déroute humaine devrait être très importante et le fonctionnement général de la société moderne sera affecté durant un bon moment.

 

De plus, la période du premier mai au 15 de mai sera ponctuée de fortes luminosités dans le ciel en direction du soleil levant, avant le lever du soleil. La planète Vénus, alors de passage devant les constellations du Bélier et du Taureau, deviendra très lumineuse et jouera le rôle que la mythologie lui a prêté; elle deviendra alors la véritable étoile du matin, la septième des soeurs. Suivra un important apport d’énergie de cette même région du ciel, qui possédera alors le potentiel de détruire tout ce qui est branché sur les réseaux publics électriques, téléphoniques, etc.


Abri - nourriture – eau – radio – protection personnelle

argent liquide...


Vous avez 30 jours!


À la fin de l’été, vous ne verrez plus le monde de la même manière.»

 


Commentaire de Michel Dogna

sur http://www.infomicheldogna.net/breves.php:

<<Chacun fera ce qu’il veut de ce texte. Lorsque diverses sources d’information se recoupent, le bon sens est de se tenir simplement sur ses gardes. J’ai vécu moi-même plusieurs alertes à la bombe en avion; nous avons effectué à chaque fois un atterrissage d’urgence…. pour rien. Qui pourrait prétendre que nous aurions du continuer à chaque fois le vol comme si rien n’était?  MD.>>

 

NOTA: Toutes ces données  peuvent varier toutes les 24 à 48 heures.

PPS: Ce texte doit être partagé en entier seulement.

 

  Source: www.incapabledesetaire.com

  http://www.incapabledesetaire.com/rebelog.htm

Les chiffres parlent d'eux-mêmes


(Source : OMS, laboratoires, presse spécialisée...)

D'ici quelques années les microbes auront repris le dessus sur les antibiotiques,

9 personnes sur 10 présentent un déficit en minéraux essentiels et ont une présence de métaux lourds, 9 adultes sur 10 souffrent d'inflammation des gencives, 3,5 millions d'asthmatiques, 4000 cancers des voies respiratoires, 30 000 morts dus à la pollution, 150 000 malades de fatigue chronique, 30% de retraités sont touchés par la dépression, 10% des Français sont touchés par l'obésité, 6 millions de Français sont touchés par la migraine et les femmes sont 3 fois plus nombreuses que les hommes (soit 12% des Français).

 

10 millions de Français sont touchés par l'arthrose, plus de 500 000 cas de cancers de la peau par an, 3 femmes sur 5 sont touchées par les démangeaisons vaginales, 60% des femmes souffrent du syndrome pré-menstruel, 30% des cancers aurait une origine alimentaire, entre 7000 et 12 000 personnes meurent annuellement en Allemagne suite à des infections dues à des champignons pathogènes (en France ?).

 

Environ 500 000 personnes souffrent de la polyarthrite, sans oublier la vache folle, le sida, parkinson, alzheimer, ce dont vous n'êtes pas tenu au courant, et la liste est encore longue...

 

«Nous vivrons moins longtemps que nos parents.»

C'est, en tous cas, ce qu'affirme
Claude Aubert, ingénieur agronome et expert dans le domaine de l’alimentation, dans un ouvrage intitulé «Espérance de vie, la fin des illusions». Il y explique comment la pollution, le tabac et l’obésité pourraient devenir des "bombes à retardement démographiques". Selon lui, les projections officielles d'espérance de vie sont faussées et la courbe devrait, au cours des prochaines années, s'inverser.

Des statistiques à revoir à la baisse...

86 ans en 2050 selon l'Insee, 103 ans en 2300 selon l'ONU: les projections de l’espérance de vie semblent pour le moins optimistes. Pour Claude Aubert, elles sont en réalité totalement fausses. Cet ingénieur agronome, spécialiste de l’alimentation et de l’agriculture biologique, vient de publier un ouvrage dans lequel il explique que "nous vivrons moins longtemps que nos parents", de même que "nos enfants vivront moins longtemps que nous". Les  démographes selon lui se trompent, puisqu’ils ne prennent pas en compte les véritables «bombes à retardement» que sont l’obésité, les maladies dues à l’amiante, le tabagisme et les impacts de la pollution sur notre santé.

Ainsi l’obésité, phénomène qui connaît une croissance rapide, pourrait à elle seule faire diminuer notre espérance de vie de 2 à 5 ans. Aujourd’hui, aux Etats-Unis 60% des adultes sont en surpoids ou obèses. En France, le chiffre atteint 40% (Enquête Inserm 2003). "Si aux Etats-Unis les pouvoirs publics commencent à s’en préoccuper, la communauté scientifique reste très inquiète", explique Claude Aubert. "Quant à la France, on ne peut pas dire que les autorités aient une réelle politique face au problème".

Par ailleurs, si l'on a longtemps cru que l’obésité était une maladie des pays riches, Claude Aubert montre qu’elle progresse encore plus vite dans les pays émergents. L’obésité et le diabète pourraient devenir la première cause de mortalité, devant le tabac, et faire considérablement baisser l’espérance de vie, (moins 7 ans pour un obèse). Hormis la sédentarité, Claude Aubert accuse largement l’industrie agro-alimentaire d’être responsable de vendre des «produits trop gras, trop sucrés» auxquels sont incorporés des additifs et des arômes favorisant le surpoids.

Les multiples retombées de la pollution

Autre facteur d’obésité moins souvent évoqué, la pollution perturbe également l’équilibre hormonal et les cellules des tissus adipeux. C’est notamment le cas des perturbateurs endocriniens, qui modifient l’équilibre hormonal du fœtus, équilibre dont dépend la régulation du poids. De même, certains insecticides, présents dans notre organisme, ralentiraient le métabolisme et par conséquent, les dépenses énergétiques. Pour autant, les conséquences de la pollution sur notre santé ne se limitent pas, loin s’en faut, aux troubles hormonaux. Rappelant que 100.000 molécules chimiques sont actuellement utilisées sans jamais avoir été testées (à l’exception des pesticides), Claude Aubert estime que les générations nées à partir des années 70 connaissent une "exposition aux produits chimiques sans précédent". Et si certains composants ont été interdits depuis, les études scientifiques montrent qu’ils sont toujours présents dans tous les tissus humains.

"Par ailleurs", ajoute-t-il, "d’autres produits chimiques ont pris le relais dans l’environnement et dans notre corps depuis". La production de matières plastiques a été multipliée par 5 en 30 ans, celle de formaldéhyde (un composé organique volatil) par 6 en 40 ans. La pollution de l’air, de l’eau et des aliments imprègne le corps humain à long terme. Ainsi, des produits toxiques comme le DDT - interdit il y a 30 ans-, se trouvaient encore dans le sang des volontaires qui ont participé à l’étude menée par le WWF en 2003. Et des molécules tout aussi dangereuses ont également été trouvées chez tous les nouveaux-nés lors d’une enquête menée en 2005 par l’Environnemental Working Group, association américaine.

Les polluants passent en effet avec une grande rapidité (quelques heures) dans le placenta après avoir été absorbés par la mère. "En fait, ce sont probablement plusieurs centaines de molécules issues de l’industrie chimique qui passent chaque jour dans notre organisme", observe Claude Aubert. Des molécules dont on ne connaît pas réellement les impacts, puisque chaque matière active n’est testée que de manière isolée, jamais dans une version mélangée avec d’autres. "Les pesticides sont constitués de plusieurs matières actives, ainsi que d’adjuvants (…) Or, le produit commercialisé est parfois plus toxique que la matière seule, comme cela  a été récemment mis en évidence à propos du Round Up", explique encore Claude Aubert.

Les lanceurs d’alerte face à l’omerta de la science officielle

Les impacts des différentes pollutions auxquelles nous sommes exposées sont multiples: perturbation des fonctions de reproduction, affaiblissement du système immunitaire, forte croissance des cancers dus à la pollution, maladies de l’appareil respiratoire, explosion des maladies chroniques et cardio-vasculaires, etc. Pour autant, ces impacts ne pourront se vérifier qu’à long terme et ne sont effectivement pas pris en considération pour mesurer, aujourd’hui, notre espérance de vie. Seul l’amiante – qui est à l’origine d’un cancer spécifique - a été pris en compte, mais comme le rappelle l’auteur, "il a fallu de nombreuses années avant que plus personne ne puisse contester qu’il est à l’origine d’une véritable hécatombe".


Claude Aubert rejoint avec cet ouvrage le mouvement des «lanceurs d’alerte», qui, au sein de la communauté scientifique, tentent de prévenir l’opinion et les autorités politiques sur ces catastrophes sanitaires naissantes. Peu entendus jusqu’ici, certains estiment, comme André Cicolella, que les lanceurs d’alerte font face à un pouvoir «négationniste», incarné par la communauté scientifique «officielle» et les industries. Chercheur en santé environnementale, il a travaillé sur les effets des éthers de glycol au sein de l’INRS. Jusqu’à ce que sa hiérarchie annule au dernier moment un colloque qu’il devait tenir sur le sujet et rompe son contrat de travail pour "faute grave". Après 6 ans de procédure, la Cour de Cassation lui a donné gain de cause, reconnaissant «l’indépendance due aux chercheurs». Cette «loi du silence» que dénonce aujourd’hui une partie de la communauté scientifique, s’explique selon lui par le travail de lobbying de l’industrie et parce que "la croissance économique se nourrit des accidents, de la pollution et des maladies…"!!!

Espérance de vie, la fin des illusions, par Claude Aubert.
Editions Terre Vivante, Mars 2006.

IL ETAIT UNE FOIS...


    Il était une fois,en Arabie,un jeune prince qui rêvait...
    Qui rêvait à un monde meilleur.
    Un rêve irréalisable: il voulait rendre ses sujets heureux.

    Mais il n'avait pas de sujets. Ou, du moins, pas encore: son père le Sultan Said Bin Taymur régnait sur Oman en maître absolu depuis 1932.

    On était en 1970, et l'homme venait de marcher sur la lune.
    Mais le Sultan s'opposait à tout changement de quelqu'ordre que ce fût avait fermé les frontières du pays aux étrangers et s'opposait à toute influence extérieure.
    Les portes de Muscat la capitale étaient fermées la nuit et la ville soumise au couvre-feu. Le port de lunettes le football la musique la bicyclette étaient interdits. Il n'existait aucune voie de communication interne, l'industrie était inexistante. Et le Sultan avait mis en résidence surveillée son fils, dont les idées l'inquiétaient.

    Le 23 juillet 1970, après un coup d'Etat sans effusion de sang, le fils destitua enfin son père et prit sa place. L'objectif du nouveau Sultan, Qaboos bin Said al Said, alors âgé de 30 ans était de faire accéder son pays à la modernité tout en en préservant le caractère et l'héritage culturel de celui-ci. Une tâche apparemment impossible.

    

    Pour atteindre ses objectifs, il s'en donna d'abord les moyens: aujourd'hui le Sultan est à la fois Chef de l'Etat, Premier Ministre ministre de la Défense, des Finances, et des Affaires étrangères. Le Conseil des ministres compte un Premier ministre adjoint 24 ministres et 3 ministres d'Etat. Ce souverain absolu veut faire évoluer progressivement son pays vers un statut de démocratie parlementaire mais il estime avec sagesse que les mentalités encore imprégnées de tribalisme, ne sont pas encore mûres.

    En 2006, on peut dire que le Sultan a atteint son but au-delà de toutes ses espérances:
    Le Sultanat d'Oman a une surface de 309,500 km pour une population d'environ 2 millions et demi d'habitants (difficile à savoir exactement avec les Bédouins qui se promènent dans le désert...). L'Islam imprègne profondément la vie quotidienne des Omanais; pratiqué par 86 % de la population, il se rattache majoritairement ici au culte Ibadi, réputé pour sa simplicité et sa modération.
    Le Sultan condamne d'ailleurs officiellement le fanatisme fondé selon lui sur un manque de connaissance véritable des préceptes de l'islam et générateur de violence et de haine.
    La tolérance religieuse est de rigueur, et il existe en Oman plusieurs églises catholiques et temples hindous. La politique sociale est aussi marquée par la tolérance et les femmes jouent un tôle équivalent à celui des hommes dans la haute administration et la direction des entreprises. Le Sultan cultive les relations internationales et affirme son engagement pour une politique de paix et de respect des droits de l'homme.

    En 1996, il a d'ailleurs été proposé comme candidat au Prix Nobel de la Paix, pour (selon un journaliste) avoir fait de son pays «un exemple de justice et de développement pour tout le reste du Moyen-Orient ,et une grande partie du monde entier».

    Il joue aussi un rôle très important dans la recherche de solutions pacifiques aux problèmes du Golfe. Les frontières d'Oman sont désormais grandes ouvertes.


    Le pays est doté d'un aéroport international d'un port de commerce moderne et le tourisme est encouragé dans le strict respect des traditions et de l'environnement.
    On trouve des chaînes de radio (depuis 1970), un réseau de télévision (depuis 1974), un réseau téléphonique ultra moderne par satellite internet (depuis 1996),et trente-cinq journaux et magazines en anglais et en arabe.
    Les principaux monuments historiques (et ils sont nombreux!) ont été admirablement restaurés. Les handicapés bénéficient d'avantages fiscaux et des dons sont octroyés par l'Etat aux personnes dans le besoin. En Oman vivent environ 15 % de travailleurs immigrés (surtout Indiens et Pakistanais), qui ne font l'objet d'aucune discrimination et dont les enfants sont accueillis dans des écoles spécifiques à chaque nationalité.
    Le chômage est inconnu.
    L'impôt sur le revenu des particuliers aussi.

    Chaque année le Sultan se rend dans une région différente et rencontre ses sujets qui peulent s'entretenir librement avec lui.
    Et, fait extraordinaire, les doléances et les suggestions justifiées sont non seulement écoutées mais aboutissent à des améliorations de la vie communautaire.

    La corruption est sévèrement punie quel que soit le rang du coupable et un ministre pris récemment la main dans le sac médite actuellement sur la paille sèche de la prison.

    La nature est méticuleusement protégée avec la création de nombreuses réserves naturelles, l'interdiction absolue de la chasse la protection des espèces menacées et la réintroduction d'espèces indigènes disparues.

    C'est le cas de l'Oryx, dont le dernier spécimen avait été assassiné par un chasseur en 1972. Et le Sultan ne plaisante pas sur le sujet : en février 2006, cinq braconniers qui avaient tué trois oryx furent condamnés chacun à trois ans de prison (plus un an supplémentaire pour celui qui détenait l'arme du crime).

    Ce respect de la vie est flagrant à l'occasion des traditionnels combats de taureaux.
    Rien à voir avec le massacre des corridas espagnoles où un homme armé affronte sans gloire un animal affaibli; ici s'affrontent en tête à tête et loyalement deux taureaux de force égale du même âge et du même poids. Chacun a une patte attachée à une corde tenue par des hommes qui la tirent si besoin est pour séparer les combattants en cas d'excès de violence.Toutes les précautions sont prises pour éviter la moindre effusion de sang et,en cas d'accident,des soigneurs interviennent aussitôt pour soigner la victime.
    Eh oui: le Sultan interdit la maltraitance des animaux!
    Bien sûr, les combats de taureaux ne sont source d'aucun profit financier (les paris sont illégaux en Oman), et ne sont organisés que pour le plaisir des spectateurs et des éleveurs. Même l'entrée est gratuite.

    Toute la journée (et même la nuit) des équipes de nettoyage ramassent le moindre papier et le plus petit mégot. Les nettoyeurs exercent même en plein désert. Par comparaison avec Oman, la Suisse fait figure de pays sale et mal entretenu, c'est dire...

    Le conducteur d'une voiture poussiéreuse fait l'objet d'une réprimande et tout véhicule endommagé doit être réparée dans la semaine suivant l'accrochage, sous peine d'amende. Le vente d'alcool est interdite sauf pour les non musulmans qui peuvent se procurer une licence d'achat. Il va de soi que la conduite en état d'ébriété vaut la prison immédiate.
    La détention de drogue aussi et le barème usuel dans les pays du Golfe est appliqué ici:1 gramme de drogue égale 1 an de prison. Les dealers eux, risquent tout simplement leur tête.

    En 1970,on comptait dix kilomètres de routes pavées.
    Aujourd'hui 8.000 km de routes asphaltées parcourent le pays dont une importante proportion à quatre voies. Il convient d'y ajouter 30.000 km de pistes nivelées et régulièrement entretenues.Sur les grands axes chaque rond-point est orné d'une décoration centrale évoquant les traditions omanaises.

    De 12 lits d'hôpital en 1970, Oman en compte désormais... plus de 3.000!
    54 hôpitaux, 118 centres médicaux, 5 polycliniques, 500 cliniques privées sont répartis dans l'ensemble du pays. Les régions les plus isolées sont desservies par des équipes de médecins à domicile. Oman est actuellement classé par l'Organisation Mondiale de la Santé comme le 8ème pays ayant le meilleur système de santé du monde. Soins et traitements sont gratuits pour tous les Omanais et l'espérance de vie est passée de 49 ans en 1970 à 71 ans aujourd'hui.

    En 1970, trois écoles primaires (strictement réservées aux garçons) hébergeaient 900 élèves. En 2006, Oman compte plus de 1.000 établissements publics d'enseignement, 123 établissements privés et un nombre d'élèves qui dépasse les 500.000.
    81 % des filles et 85 % des garçons de 6 à 18 ans sont scolarisés et les enfants vivant dans les parties les plus reculées du pays sont transportés aux cours par hélicoptère.
    La magnifique université Sultan Qaboos accueille plus de 10.000 étudiants.

    Il est exceptionnel de voir un policier dans la rue et pourtant Oman est un des pays les
plus sûrs du monde.

    Voilà donc le bilan (très incomplet...) de 35 ans de pouvoir absolu du Sultan Qaboos bin Said al Said. Le 12 février 2006,le journal Times of Oman publiait en première page cette phrase magnifique du Sultan: «Nous avons encore beaucoup de rêves à réaliser».

    Pourtant,presque personne en Occident ne connaît Oman.
    D'ailleurs, pourquoi en parlerait-on?

    Comme le disait un journaliste «on ne fait pas un bon article avec un train qui arrive à l'heure, mais avec celui qui déraille»... C'est bien dommage.
    Et c'est pourquoi j'ai eu envie de parler de ce pays dont on ne parle jamais parce que c'est un pays heureux...

   

Loïc Le Ribault

   
 
Moyen-Orient

 
Une Troisième Guerre Mondiale, sinon rien : les implications d’une attaque US contre l’Iran, par Heather Wokusch.
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25 février 2006

[Ce qui signifie que le joker, c’est la Turquie. Ce pays partage une frontière avec l’Iran et, selon Noam Chomsky, est fortement soutenu par le lobby pro-Israélien à Washington et autorise actuellement le stationnement sur son territoire de 12% des forces aériennes et blindées d’Israël.]






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Une Troisième Guerre Mondiale, sinon rien : les implications d’une attaque US contre l’Iran, par Heather Wokusch.


Heather wokusch.com, 19 février 2006.


«  L’idée selon laquelle les Etats-Unis s’apprêtent à attaquer l’Iran et tout simplement ridicule. Cela dit, tout est envisageable. »
George W. Bush, février 2005


Assister aux manœuvres de l’administration Bush pour attaquer l’Iran ressemble à la position d’un passager dans une voiture conduite par un ivrogne. Des articles annonçant la catastrophe ont été publiés il y a un an, mais c’est désormais officiel : sous les ordre du Vice-président Cheney, le Pentagone a développé des plans « de derniers recours » pour une attaque aérienne par des bombardiers B2 et des missiles lancés par des sous-marins, équipés à la fois d’armes conventionnelles et nucléaires. (www.amconmag.com)


Il est ironique de constater que le Pentagone propose de recourir aux armes nucléaires sous le prétexte de protéger le monde des armes nucléaires. Il est ironique aussi de voir que l’Iran a respecté ses obligations envers le Traité de Non-Prolifération, en autorisant les inspecteurs à « aller partout et tout examiner », contrairement à ceux qui encouragent l’agression, à savoir les Etats-Unis et Israël.

Une menace nucléaire iranienne n’est pas pour demain. Comme l’a écrit le Washington Post en août 2005, le dernier consensus en date dans les milieux des services de renseignement US est « qu’il faudra dix ans à l’Iran avant de pouvoir fabriquer les ingrédients d’une arme nucléaire, doublant ainsi les premières estimations qui parlaient de cinq ans ». (www.washingtonpost.com) . Alors que l’Institut pour la Science et la Sécurité Internationale a estimé que l’Iran n’aurait pas la bombe avant 2009 au plus tôt (www.isis-online.org) , les milieux des services de renseignement US pensent que les difficultés techniques provoqueraient des « délais significatifs ».

Le directeur de l’Institut de Recherches du Moyen-Orient de Brown University et un spécialiste en économie énergétique du Moyen-Orient ont tous deux qualifié les affirmations du Département d’Etat sur à un risque de prolifération par le réacteur iranien de Bushehr de « éminemment fausses », en concluèrent que les « preuves matérielles d’un programme d’armes nucléaires en Iran n’existent pas, tout simplement ». (http://news.pacificnews.org)

Il n’y a donc pas d’urgence - juste une mauvaise histoire qui se répète avec un air de déjà-vu. L’administration Bush est en train de recycler son discours sur les prétendues armes de destruction massive de (Saddam) Hussein en un discours orienté contre l’Iran, mais observez où cette histoire nous a mené la dernière fois : des dizaines de milliers de civils Irakiens tués, un pays au bord de la guerre civile et une augmentation du terrorisme global.

Et pourtant, ce qui est en jeu en Iran est sans doute beaucoup plus important.

Considérez que nombreux sont ceux qui aux Etats-Unis et en Iran cherchent leur salut par une explosion du Moyen-Orient. Les chrétiens intégristes de la « fin des temps » croient en un Armageddon cataclysmique qui permettrait le retour du Messie et leur accès au paradis, en abandonnant les Musulmans et autres incroyants aux fléaux et à une mort violente. Le nouveau président chiite de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, adhère quant à lui à une version concurrente du retour du Messie, où les cieux s’enflammeront et le sang coulera lors d’un affrontement final entre le bien et le mal. L’Imam caché reviendra et apportera la paix mondiale et instaurera l’Islam comme religion globale.

Les Etats-Unis et l’Iran ont tous les deux des présidents qui se considèrent comme des élus et cherchent l’adhésion de leurs électeurs intégristes et partisans de l’apocalypse respectifs. Et dans cette poudrière, Bush propose d’introduire l’arme nucléaire.

Comme prévu, la bande habituelle encouragent une attaque US contre l’Iran. Les néo-conservateurs qui nous ont apporté la « simple ballade » en Irak veulent bombarder le pays. Il y a aussi le Secrétaire à la Défense Rumsfeld, occupé à coordonner les plans d’attaque contre l’Iran, qui vient tout juste de publier la Revue de Défense Trimestrielle du Pentagone qui propose que les forces armées US « s’engagent à travers le globe » en une « longue guerre » sans fin. On peut en déduire que Rumsfeld à l’intention de bombarder de nombreux pays.

Il y a aussi Israël, désireux qu’aucun autre pays de la région n’accède à l’arme nucléaire. A la fin de 2002, l’ancien premier ministre Ariel Sharon a déclaré que l’Iran devrait être visé « le lendemain » de la soumission de l’Irak, (www.commondreams.org) et Benjamin Netanyahu, dirigeant du parti Likoud, a récemment averti que s’il accédait à la présidence en mars 2006, Israel « fera ce qu’il a déjà fait dans le passé contre le réacteur de Saddam », un référence claire au bombardement en 1981 du réacteur irakien d’Osirak. Et le fait que le président Iranien ait qualifié l’Holocauste de mythe et ait déclaré qu’Israël devrait être « rayé de la carte » n’arrange pas les choses.


Cependant, aux yeux de l’administration Bush, la pire transgression de l’Iran concerne moins ses ambitions nucléaires ou l’antisémitisme que la bourse pétrolière en euros qui est prévu d’ouvrir à Téhéran en mars 2006. Le projet Iranien d’autoriser les achats et ventes de pétrole en euros menace de briser le monopole du dollar en tant que devise de réserve mondiale, et puisque le billet vert est nettement surévalué à cause des énormes déficits commerciaux, ce projet pourrait avoir un effet dévastateur sur l’économie des Etats-Unis.

Avec Bush, il faut donc prendre très au sérieux les plans d’attaque contre l’Iran.

Que se passera-t-il si les Etats-Unis lancent effectivement une attaque dans les mois qui viennent ? Le Pentagone a déjà identifié 450 cibles stratégiques, dont certaines sont enfouies sous terre et dont la destruction nécessiterait le recours à l’arme nucléaire. Et ensuite ?

Vous pouvez être certain que l’Iran riposterait. Téhéran a promis une « riposte cinglante » à toute attaque étasunienne ou israélienne et si le pays - ironiquement - ne possède pas d’armes nucléaires pour dissuader ses assaillants, il a d’autres atouts. L’Iran annonce une armée de terre forte de 800.000 hommes, ainsi que des missiles à longue portée qui pourraient frapper Israël et même peut-être l’Europe. De plus, une bonne partie du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, une étroite étendue de mer au sud de l’Iran. En 1997, le ministre adjoint des affaires étrangères iranienne a averti que sont pays pouvait fermer la route en cas de menace, et que ce serait facile. Il suffirait de couler quelques bateaux dans le détroit pour boucher le passage et les prix du pétrole flamberaient jusqu’aux cieux.

Une attaque contre l’Iran enflammerait aussi les tensions au Moyen-Orient, particulièrement parmi les populations musulmanes chiites. Si on considère que les chiites dirigent largement les gouvernements d’Iran et Irak et représentent une force potentielle en Arabie Saoudite, cela n’annonce rien de bon pour la paix dans la région. Une attaque inciterait le Hezbollah libanais, allié de l’Iran, à relancer le terrorisme. Une rébellion chiite en Irak constituerait une menace accrue pour les troupes US en enfoncerait le pays encore plus dans la guerre civile.

Une attaque contre l’Iran pourrait aussi provoquer un nouvel équilibre géopolitique, où les Etats-Unis se trouveraient exclus par la Russie, la Chine, l’Iran, les pays Musulmans et les nombreux pays que Bush a réussi à sérieusement contrarier durant son mandat. Pas plus tard que le mois dernier, la Russie a fait un affront à Washington en annonçant qu’elle respecterait son engagement de livrer 700 millions de dollars de missiles sol-air à l’Iran, destinées à protéger les sites nucléaires iraniennes. Et la Chine, après avoir subie l’annulation, par l’Autorité Provisoire de la Coalition en Irak dirigée par les Etats-Unis, des accords de pétrole conclu sous Saddam, a lancé une stratégie mondiale de contrats d’énergie, y compris en Amérique latine, au Canada et en Iran. On peut raisonnablement penser que la Chine ne restera pas les bras croisés en assistant à la mainmise des Etats-Unis sur Téhéran.

La Russie et la Chine ont récemment renforcé leurs relations, à la fois entre elles et avec l’Iran. Chacune possède l’arme nucléaire, et représente à l’évidence une menace plus sérieuse pour les Etats-Unis, chacune possède de larges quantités de réserves en dollars US dont elles pourraient se débarrasser en échange d’euros. Bush les défie aux risques et périls de son pays.

Un danger représenté par une attaque contre l’Iran serait le déclenchement d’une course générale aux armements - si les Etats-Unis violent le traité de non prolifération et recourent à l’arme nucléaire, il sera difficile de convaincre les autres pays de respecter ces accords. De plus, le message envoyé par Bush à ses ennemis est clair : si vous possédez des Armes de Destruction Massive, vous n’avez rien à craindre, et si vous n’en possédez pas, vous êtes une proie facile. L’Irak n’avait pas d’armes nucléaires et a été envahi. L’Iran n’en a pas non plus et court le risque d’une attaque. Pourtant, cet autre pays membre de « l’Axe du Mal », la Corée du Nord, possède assurément l’arme nucléaire et on lui fiche la paix. Par ailleurs, il est difficile de justifier une frappe contre l’Iran par un supposé programme secret de développement de l’arme nucléaire alors que l’Inde et le Pakistan (et probablement Israël) l’ont déjà fait et restent en bons termes avec Washington.

Le résultat le plus horrible d’une attaque US contre l’Iran, bien sûr, serait celui de nombre de victimes. Le Groupe de Recherche d’Oxford a calculé que jusqu’à 10.000 personnes trouveraient la mort lors de bombardements des sites nucléaires iraniens, et qu’une attaque contre le réacteur de Bushehr pourrait envoyer un nuage radioactif au-dessus du Golfe. Si les Etats-Unis utilisent l’arme nucléaire, tels que les bombes à pénétration « anti-bunkers », les retombées radioactives seraient encore plus désastreuses.


Etant donné les enjeux, les Etats-Unis n’auront que peu de soutien de leurs alliés, à l’exception d’Israël. Alors que Jacques Chirac s’est exprimé avec fracas sur le recours d’armes nucléaires défensives, il est peu probable que la France se joigne à une attaque non provoquée, et même les alliés les plus loyaux, comme la Grande-Bretagne, préfèrent passer par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Ce qui signifie que le joker, c’est la Turquie. Ce pays partage une frontière avec l’Iran et, selon Noam Chomsky, est fortement soutenu par le lobby pro-Israélien à Washington et autorise actuellement le stationnement sur son territoire de 12% des forces aériennes et blindées d’Israël. (www.armenianreporteronline.com)

Le rôle clé de la Turquie pour une attaque contre l’Iran explique le ballet diplomatique récente des Etats-Unis à Ankara, dont le Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, le directeur du FBI Robert Mueller et le directeur de la CIA Porter Goss. En fait, le magazine allemand Der Spiegel publia en décembre 2005 que Goss avait annoncé au gouvernement turc que celui-ci serait « informé de l’éventualité de frappes aériennes contre l’Iran quelques heures avant leur déclenchement » et que la Turquie avait reçue l’autorisation d’attaquer le même jour les camps du Parti des Travailleurs du Kurdistan, séparatiste, en Iran. (http://service.spiegel.de)

Il est curieux de constater que Valérie Plame (l’agent de la CIA dont l’identité avait été révélée aux médias après que son mari ait critiqué les renseignements de l’administration Bush avant l’invasion de l’Irak) et Sibel Edmonds (ex-traductrice du FBI qui a tourné casaque pour dénoncer le déroulement de l’enquête sur les attentats du 11 septembre http://baltimorechronicle.com ) aient toutes les deux été associées à des fuites de renseignements sur la Turquie, notamment autour d’une affaire de trafic nucléaire. A présent, les deux femmes ont été efficacement écartées de la scène publique.


L’opinion publique aux Etats-Unis exprime jusqu’à présent peu de soutien à une attaque contre l’Iran. Un sondage USA Today/CNN Gallup réalisé au début du mois de février 2006 montrait que 86 % des interrogés étaient favorables à aucune action ou au recours de voies diplomatiques/économiques contre l’Iran pour le moment. (www.usatoday.com) De manière significative, 69% des sondés se déclaraient « préoccupés que les Etats-Unis puissent recourir trop rapidement à la force militaire pour empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire ». (Autre sondage : L’Iran est le pire ennemi de l’Amérique, Ap, 24 février 2006. Ndlr.)

Ce qui nous amène à poser la question suivante : comment convaincre l’opinion publique des Etats-Unis d’entrer dans une guerre potentiellement destructrice et prolongée contre l’Iran ?

Une attaque terroriste sur le territoire US ferait l’affaire. Considérez ce qu’il a fallu comme valses-hésitations au Congrès avant d’autoriser une prolongation du Patriot Act, et la rapidité avec laquelle les sénateurs qui s’y opposaient ont finalement cédé après une alerte d’attaque au gaz contre le Sénat. L’alarme était fausse, mais le Patriot Act a finalement été prolongé.

Considérez à présent le fait que l’ancien officier de la CIA, Philip Giraldi, a déclaré que le Pentagone a dressé ses plans d’attaque contre l’Iran « en réponse à une autre attaque terroriste du type de celui du 11 septembre aux Etats-Unis ». Dans The American Conservative daté d’août 2005, Giraldi écrivait « comme pour l’Iran, la riposte ne serait pas conditionnée par l’implication ou non de l’Iran dans l’attaque terroriste dirigée contre les Etats-Unis. »


Vous pouvez ruminer ça pendant quelques minutes. Les plans du Pentagone seraient utilisés en réponse à une attaque terroriste contre les Etats-Unis, que l’Iran en soit responsable ou non. Un tel scénario serait inconcevable : un autre attaque de type 11 septembre frappe les Etats-Unis, l’administration affirme avoir des informations secrètes qui accusent l’Iran, l’opinion publique étasunienne exige une punition et les bombes commencent à tomber sur Téhéran.

Ce serait le pire des scénario, mais même le meilleur n’est pas brillant. Admettons que l’administration Bush choisit le Conseil de Sécurité de l’ONU de préférence à l’option militaire. Ceci nous laisse avec la bourse de pétrole, et les retombées économiques qui suivraient sur les pays membres de l’OPEP boudent le billet vert pour lui préférer un pétro-euro. Au minimum, le dollar chuterait et l’inflation exploserait, et on pourrait en déduire que l’administration serait en train de prendre les mesure pour serrer la ceinture économique du pays. Pas du tout. Le déficit commercial US a atteint un nouveau record de 725,8 milliards de dollars en 2005, et Bush et Compagnie on prévu pour l’année fiscale 2007 un budget qui accroîtra le déficit d’encore 192 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Le pays connaît une hémorragie d’environ 7 milliards de dollars par mois dans les opérations militaires en Afghanistan et en Irak, et on prévoit pour le mois prochain que le déficit atteigne le sommet de 8,184 mille milliards de dollars.


Alors les tambours de la guerre continuent de résonner et les objectifs de l’administration en Iran sont très clairs. Impétueux et naïfs peut-être, mais clairs : empêcher la création d’une bourse pétrolière en Iran, prendre le contrôle de la province du Khuzestân (à la frontière de l’Irak et qui recèle 90 % du pétrole Iranien), et par la même occasion sécuriser le détroit d’Ormuz. Comme l’a récemment formulé le politicien étasunien Newt Gingrich, on ne peut pas faire confiance aux Iraniens en ce qui concerne la technologie nucléaire, pas plus qu’on « ne peut leur faire confiance en ce qui concerne leur pétrole ».

Mais on ne peut pas faire non plus confiance à l’administration Bush en ce qui concerne sa politique étrangère. Son aventurisme militaire à travers le monde s’est déjà montré désastreux. Il est de notre responsabilité à tous de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arrêter cette guerre.

Heather Wokusch


-  Source : www.heatherwokusch.com

-  Traduction :
Cuba Solidarity Project
http://vdedaj.club.fr/cuba


Arrêtons la guerre en Iran avant qu’elle ne commence, par Gary Leupp.


Le projet d’une bourse iranienne du pétrole, par Krassimir Petrov.


Iran : Les vrais hommes vont à Téhéran, par M. Shahid Alam

Les 130.000 otages de Bush. Pourquoi les Etats-Unis n’attaqueront probablement pas l’Iran, par Andrew Cockburn.

Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d’ une attaque, par Wayne Madsen.


Les forces spéciales israéliennes se tiennent « fin prêtes »Chris Floyd, Kurt Nimmo.


Préparation... Les Etats-Unis attaqueront-ils l’Iran ? par Juan Gelman.


[Mais, par une bizarrerie qui n’est qu’apparente, les plus contents à l’heure actuelle sont probablement à Washington. Le Financial Times, insoupçonnable d’anti-américanisme, n’a-t-il pas écrit que les plus durs dans l’administration Bush -les Cheney, les Rumsfeld, les néo et les théo-cons- espéraient une victoire de Ahmadinejab ? ] Le cri de l’Iran, par Maurizio Matteuzzi.


Diffusion autorisée et même encouragée.
Merci de mentionner les sources.


Sur: http://www.europe2020.org/fr/section_global/150206.htm


ALERTE EUROPE 2020 / Rupture Systémique Globale
20-26 Mars 2006 : Iran/US
Déclenchement d’une crise mondiale majeure

<<Le Laboratoire européen d’Anticipation Politique Europe 2020 (LEAP/E2020) estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la Chute du Rideau de Fer en 1989, accompagnée d’une crise économique et financière d’une ampleur comparable à celle de 1929. Cette semaine de la fin Mars 2006 marquera le point d’inflexion d’évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure, même sans intervention militaire américaine ou israélienne contre l’Iran. Dans le cas d’une telle intervention, les probabilités d’une crise majeure, selon LEAP/E2020, atteignent 100%


Une Alerte fondée sur 2 événements vérifiables:
L’annonce de cet événement résulte de l’analyse de décisions prises par les deux acteurs-clés de la crise internationale principale actuelle que sont les Etats-Unis et l’Iran:

--> il s’agit, d’une part, de la décision iranienne d’ouvrir à Téhéran le 20 Mars 2006 la première bourse pétrolière en Euros, ouverte à tous les producteurs de pétrole de la région;

--> et d’autre part, de la décision de la Réserve Fédérale américaine d’arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier les chiffres de M3 (l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde).

Ces deux décisions constituent à la fois les indices, les causes et les conséquences de la transition historique en cours entre l’ordre créé après la 2° Guerre Mondiale et le nouvel état d’équilibre international en gestation depuis l’effondrement de l’URSS. Leur magnitude comme leur simultanéité vont agir comme un phénomène catalyseur de toutes les tensions, faiblesses et déséquilibres accumulés depuis plus d’une décennie dans le système international.>> (...)


Lire la suite en cliquant ICI.
Syriana

Syriana



Informations techniques:

Film américain. Genre: Espionnage, Thriller. Avec George Clooney, Matt Damon, Jeffrey Wright.

Réalisé par Stephen Gaghan

Date de sortie en France: 22 Fevrier 2006.

Durée: 2h08min.

Sujet

Le film Syriana dénonce les méthodes mafieuses employées par nos plus grandes entreprises et/ou institutions:

"Ce nouveau thriller politique dénonce le fonctionnement et la corruption qui rongent l'industrie pétrolière. Du simple foreur de pétrôle du Golfe Persique aux leaders politiques de Washington, les multiples intrigues s'imbriquent les unes dans les autres pour révéler les conséquences humaines de cette redoutable course à l'argent et au pouvoir."

Abrégé

Le réalisateur/scénariste Stephen Gaghan, Oscar du meilleur scénario pour Traffic, revient avec Syriana, un nouveau thriller politique qui dénonce le fonctionnement et la corruption qui rongent l'industrie pétrolière. Du simple foreur de pétrôle du Golfe Persique aux leaders politiques de Washington, les multiples intrigues s'imbriquent les unes dans les autres pour révéler les conséquences humaines de cette redoutable course à l'argent et au pouvoir.

L'histoire du film

L'action démarre dans le climat de violence d'une exploitation pétrolière du Golf, où le jeune et charismatique Prince réformateur Nasir souhaite mettre fin au monopole trop longtemps établi avec les intérêts américains. Nasir, héritier potentiel du trone, vient justement de céder les droits d' exploitations de gaz naturel, longtemps détenus par la Connex, un géant de l'énergie texan - à une compagnie chinoise plus offrante. C'est une lourde perte pour la Connex et les intérêts américains dans la région.



Au même moment, Killen, un petit exploitant local d'une compagnie texane dirigée par Jimmy Pope, obtient les droits d'exploitation de champs de pétrole très convoités au Kazakhstan. Ce droit lui vaut les faveurs de la Connex, qui doit désormais avoir main basse sur de nouveaux sites si elle veut maintenir son niveau de production. Alors que les deux compagnies fusionnent, cet accord tacite attire l'oeil du ministère de la Justice, et Sloan Whiting, un puissant magistrat de Washington est convoqué sur place pour faire valoir les intérêts américains.



L'avis du réalisateur: Stephen Gaghan

"Nous vivons une époque complexe et difficile, et j'ai souhaité que cette complexité se reflète concrètement dans Syriana, y compris dans sa narration. Il n'y a ici, ni bons ni méchants, nos personnages ne suivent pas un itinéraire classique, les intrigues ne débouchent pas sur une morale édifiante, et si les questions restent ouvertes, c'est avec l'espoir que ce film vous touchera différemment, et laissera en vous une trace plus durable. Cela m'a semblé le reflet le plus honnête du monde de l'après 11 septembre dans lequel nous vivons". Stephen Gaghan

Images du film issues du dossier de presse.









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