Loïc Le Ribault a-t-il été assassiné?
Une mort bien suspecte...
Et, si non, qui l'a assassiné et pourquoi? Et avec quelles complicités?
Et puis, moralité: Ne vous laissez pas hospitaliser, n'importe où!!!
Mercredi 30 janvier 2008
par Dr Marie-Hélène Groussac
Le 22 janvier 2008,
Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN
Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
8, avenue de Ségur
75007 PARIS
Plis recommandés N° 1A 009 073 9079 2; 80 8,
non confidentiels
Madame la Ministre,
Le 12 juin 2007à 14H, je me suis rendue à l’incinération d’une connaissance, Loïc le Ribault, après avoir été prévenue le matin. Je fus très surprise de le savoir en France, de le savoir mort et que l’information fut si tardive. Mais ce ne fut pas ma seule surprise car, arrivée sur place, j’assistais à une scène ubuesque dans le crématorium, d’aucuns prétendant que jamais il n’avait eu le désir de se faire incinérer et d’aucuns prétendant que c’était ses dernières volontés. Ensuite, à la sortie, puis au cours du petit réconfort servi dans le château qu’il devait acheter et dont il avait réglé la promesse de vente, j’eus l’impression d’être en plein roman d’Agatha Christie.
Il est probable que Loïc a reçu la première cure de chimiothérapie, car il entrait le lundi et devait sortir le mercredi 05 juin 2007, or le décès est probablement postérieur à la date prévue de sortie. Il se trouvait à la chambre 304, rez-de-chaussée, entre la chambre 302 et 306, près de la porte d’entrée du service. Nous avons essayé de rentrer, par deux fois dans le service, la première le matin pendant la visite du médecin, la seconde dans l’après-midi, sans problème. Il se trouve que le médecin était le docteur Bourguet à qui je demandais l’autorisation de consulter le dossier médical de Loïc. Il eut un comportement très curieux, me dit que je ne pouvais pas puis se ravisa en me disant que le Parlement avait voté une loi m’autorisant, à condition de signer un papier à la direction de l’hôpital.
Nous revînmes dans l’après-midi et la secrétaire, très gênée, nous dit que le directeur était parti donner ses vœux au personnel et qu’il serait de retour dans la soirée. Bizarre de donner ses vœux dans un aussi petit hôpital, le 17 janvier: pourquoi pas la première semaine? Je revins dans l’après-midi, il était en rendez-vous, je demandais mon rendez-vous jusqu’au départ de la secrétaire. Entendant le directeur parler dans son bureau, nous lui demandâmes d’aller lui dire que je désirais lui parler. Elle s’exécuta à regret et revint me dire qu’il refusait: la journée était passée et je n’ai pas eu de rendez-vous fixé. Il devenait évident que quelque chose d’anormal entourait ce décès. Notre enquête se poursuivit dans différents endroits et nous pouvons reconstituer une partie des évènements.
A ce jour, Loïc ne repose toujours pas dans le caveau familial. Cependant, certains franchirent le seuil de la pièce d’exposition et constatèrent l’état du corps de Loïc, qui avait été visiblement tabassé à mort. Certaines de ces personnes portèrent plainte contre X et d’autres reçurent des menaces dissuasives.
Il devint donc évident que, en dehors de la chimiothérapie prescrite, Loïc avait été tué dans sa chambre et que moult personnes s’étaient associées pour déguiser ce crime en mort lambda. De plus, son disque dur (il effectuait des recherches) avait disparu, tout comme son portable dans sa chambre d’hôtel. On nous servit d’ailleurs plusieurs versions de cette mort, ce qui ne colle pas. Le médecin de ce service a forcément vu Loïc pour la prescription de cette chimiothérapie à son entrée et, s’agissant du même, ne pouvait cocher toutes les cases du permis d’inhumer indiquant qu’il n’y avait aucun problème et qu’il pouvait être incinéré. Ce dernier point permettait de ne plus pouvoir faire d’autopsie, laquelle aurait confirmé les traumatismes et la suspicion de fracture du pouce droit et de la main gauche, traumatismes ayant entraîné la mort. Attendre le week-end pour déclarer la mort permettait que des empêcheurs de tourner en rond ne puissent intervenir et que les preuves de l’assassinat disparaissent.
Aussi, le médecin qui a signé le permis d’inhumer est complice d’assassinat, survenu dans son service. Il est évident que tout l’hôpital est au courant, directeur compris, et que le fait de ne pas déclarer sa mort dans un délai rapide, de ne pas réfrigérer le corps afin d’éloigner les curieux, relèvent d’une participation, d’une complicité à un assassinat avec vol puis maquillage de celui-ci.
Le médecin que je suis ne peut tolérer de telles pratiques, pratiques que j’ai moi-même expérimentées, trois jours après la tentative d’assassinat dont je fus victime le 27 septembre 2001, dans le service des urgences de l’hôpital de Quimper dont la chef de service, le docteur Jazek, tenta, à mon insu, de m’envoyer en unité de psychiatrie, ce qui permettait, me dirent deux patientes, professeurs de faculté de droit, d’annuler mon témoignage le jour venu.
Lorsque je découvrais le pot aux roses et manœuvrais, avec l’aide de médecins amis, elle entra dans ma chambre avec la psychiatre et le surveillant et se livra à une agression verbale, ce qu’elle avait déjà fait après le passage de l’aumônière à mon chevet. J’avais effectivement trouvé de la place dans un centre de convalescence où je choisis entre quatre chambres à mon arrivée, alors qu’elle tenta de s’opposer à ce que j’y aille, me disant qu’il n’y avait aucune place nulle part, sauf en victimologie, mais oubliant de me dire qu’il s’agissait de l’hôpital psychiatrique.
La suite des évènements et les manœuvres frauduleuse de la CARMF (dossier que vous avez réceptionné le 11 janvier 2008) montrent que le processus était déjà engagé, trois jours après mon hospitalisation initiale.
Les malades sont en droit de jouir de conditions correctes lors de leurs hospitalisations, l’hôpital ne doit pas être le bras armé d’intérêts occultes, voire mafieux. Il ne doit pas participer au maquillage d’un crime, comme cela vient de se faire à l’hôpital Arthur Gardiner, dans le cas de la mort de Loïc le Ribault, en juin dernier.
Il incombe au ministre de tutelle de remettre de l’ordre dans ce genre de dérive afin que les hôpitaux ne deviennent pas des zones de non-droit.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, mes respectueuses salutations,
Docteur Marie-Hélène GROUSSAC
Source: http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article5573&var_recherche=Le%20Ribault